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Embauche d’étrangers: Shakeel Mohamed encore une fois critique envers le ministère des Finances
3 juin 2014, 16:30
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Embauche d’étrangers: Shakeel Mohamed encore une fois critique envers le ministère des Finances
L’on connaît les critiques du ministre Shakeel Mohamed face au Youth Employment Programme (YEP). Mais il y a un autre dossier qui fâche le ministre : l’autorisation donnée aux expatriés pour qu’ils puissent travailler dans le pays. En tant que ministre du Travail, il doit se prononcer sur l’embauche des travailleurs étrangers engagés pour prêter main-forte aux petits planteurs dans le cadre de la récolte sucrière. Mais, cependant son ministère ne coordonne pas l’octroi des permis pour tous les étrangers. Parlant d’un véritable «désordre», Shakeel Mohamed blâme les anciens ministres des Finances ainsi que l’actuel titulaire à ce poste, Xavier-Luc Duval.
«L’embauche des professionnels, dont ceux qui touchent un salaire supérieur à Rs 30 000, passe par le Board of Investment. Il s’agit surtout de ceux qui sont recrutés dans les hôtels au niveau du management», explique Shakeel Mohamed. «Auparavant, c’était pour des salaires supérieurs à Rs 35 000. Ensuite quand il y a eu un nouveau ministre des Finances, le montant a été ramené à Rs 30 000», ajoute-t-il.
Situation agaçante
Le ministre du Travail se dit «agacé» par cette «situation dont il a hérité», notamment devant le nombre de gradués chômeurs à Maurice. «Mon ministère a pour habitude de mener une étude avant d’accorder des permis de travail. Au moins, nous aurions été en mesure de savoir s’il y a nécessité ou non d’embaucher dans tel ou tel secteur», souligne Shakeel Mohamed. Et s’il concède qu’il y a un manque de cadres dans certaines filières, il estime que c’est «au détriment des Mauriciens que ces compagnies recrutent».
Selon lui, il y a d’autres cas incompréhensibles. Il cite le fait que le recrutement de certains travailleurs mauriciens passe par la National Empowerment Foundation.
Le rôle de son ministère mis en question
Pourquoi ne réagir que maintenant ? À cette question, le ministre affirme qu’au fil des mois, il y a eu de plus en plus de commentaires sur les réseaux sociaux évoquant le rôle de son ministère. «Il faut que je m’exprime sur cette question.»
De son côté, le Board of Investment confirme que pour le recrutement des professionnels touchant un salaire supérieur à Rs 45 000, il faut passer par lui. Alors que dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication, l’expatrié doit toucher un salaire de Rs 30 000 à monter.
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