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2005 : Craintes et appréhensions de nos personnalités (2/3)

9 janvier 2005, 00:00

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Sunil Purmessuur, directeur de l?entreprise Chemlog qui commercialise des détergents

« La catastrophe qui s?est produite en Asie doit réveiller notre sens des valeurs, tant dans le monde du travail qu?à la maison. De plus, avec tous les crimes que l?on peut voir aujourd?hui, on s?aperçoit que le monde va dans la mauvaise direction et il ne faudrait pas que cela perdure. Je souhaiterais pour cette nouvelle année que nous adoptions un positive thinking. Nous avons bien sûr des craintes, mais l?idéal serait de les surmonter et de penser que nous allons réussir par la suite. Ce serait bien que les politiciens s?entendent pour une fois et oublient leurs différends pour redresser la barre à Maurice, car je crains pour l?avenir de nos enfants. On ne sait pas de quoi ils hériteront ! »

Danièle Perrier, député de Quatre-Bornes et secrétaire parlementaire

« Je suis quelqu?un de très positif car j?ai une foi inébranlable. Je n?ai aucune crainte pour l?année à venir, car quand on a le c?ur droit et que l?on fait bien son travail, on n?a aucune crainte à avoir. Je ne pense pas que le taux de criminalité a augmenté, mais simplement que Maurice a évolué dans le bon et malheureusement dans le mauvais sens aussi. Notre pays a aujourd?hui un visage qui correspond à l?époque dans laquelle nous vivons. En ce qui concerne la criminalité, je fais confiance à la police, car plus la criminalité augmente, plus cela favorise le taux de réussite des enquêtes. Une des mesures les plus positives que le gouvernement ait prise ces derniers temps est la réforme de l?éducation qui est essentielle pour lutter contre la pauvreté. On n?a jamais fait autant pour lutter contre les poches de misère. Je pense également que rien n?arrive par hasard, le tsunami nous a ouvert les yeux sur nos faiblesses et notre vulnérabilité. »

Audrey D?Hotman de Villiers, directrice et psychothérapeute du Centre de solidarité.

« Peu importe le gouvernement qui dirigera le pays cette année, je me demande ce qu?il va faire en ce qui concerne la réhabilitation des drogués, des alcooliques, des délaissés de la société. Il faudrait pouvoir aider ces personnes à s?en sortir. L?augmentation du diesel signifie augmentation des transports et les associations comme la nôtre subissent ces augmentations sans recevoir aucune compensation en retour. Nous demandons, dans un premier temps, plus de formation pour nos jeunes afin de les prévenir contre les méfaits de la drogue. Dans un deuxième temps, il faudrait plus de centres de réhabilitation pour faciliter la réinsertion des victimes dans la société civile. Le gouvernement devrait prendre plus au sérieux l?organisation du système social qui est vétuste et qui mérite d?être réajustée. Il serait souhaitable de donner plus de financement aux ONG qui s?occupent de guider ces victimes vers une vie meilleure. Une nouvelle année veut dire pénaliser encore la population pour favoriser l?industrie avec son cortège de conséquences néfastes. Nous constatons un manque d?espoir et d?information, des services intermédiaires peu efficaces, une absence de professionnalisme à traiter les problèmes sociaux qui ne cessent de se propager. »

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