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20 septembre 1979 Les coalitions du PMSD

19 septembre 2004, 20:00

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A l?occasion des 79 ans de Sir Seewoosagur Ramgoolam, l?historien Doojen Napal dresse la liste des coalitions Bleues et Rouges. L?histoire retiendra, écrit-il, que Gaëtan Duval a dû, à plusieurs reprises, se plier aux exigences de Sir Seewoosagur Ramgoolam. Intérêts supérieurs du pays obligent.

Avant les élections de 1963, Bleus et Rouges négocient une alliance électorale. Elles échouent à quelques jours du dépôt de candidatures. Duval y voit la possibilité d?une mainmise sur les villes et la voix au chapitre lors des prochaines discussions constitutionnelles. Après les élections, Jules Koenig, se prévalant de la constitution en vigueur, demande à Ramgoolam de choisir deux ministres parmi les huit candidats élus de son parti. Ramgoolam le choisit ainsi que Raymond Devienne. Il réserve le poste de Speaker-adjoint à Gaëtan Duval. A la dernière minute, Harold Walter (selon G. Duval) s?oppose à l?entrée du PMSD au gouvernement sous prétexte que, lors d?un meeting des Bleus, des propos injurieux ont été tenus contre les Rouges. L?échec du projet de coalition donne lieu à une manifestation particulièrement virulente, créant une peur bleue chez les Rouges. Des meetings bleus obtiennent alors des succès retentissants. Jules Koenig réclame alors un 3e ministère pour Gaëtan Duval. Ramgoolam acquiesce. Jules Koenig devient le premier Attorney General. Raymond Devienne reçoit le Plan et Duval le Logement. Ce dernier obtient de Londres l?aide voulue pour construire des logements sociaux afin d?héberger plus dignement ceux qui croupissent dans des longères depuis les cyclones Alix, Carol et Jenny. C?est à cette époque qu?il crée les cités Barkly, Atlee, Mangalkan. Il s?arrange pour qu?on ajoute l?Emigration au Logement afin de faciliter la tâche de ceux qui veulent émigrer. Cette coalition dure deux ans seulement.

Pour les élections cruciales d?août 1967, Ramgoolam négocie une alliance avec l?IFB de Sookdeo Bissoondoyal pour opposer un front commun pro-Indépendance au PMSD qui prône l?Association avec l?Angleterre, en attendant le Marché Commun européen. L?alliance PTr/IFB ne survit pas aux négociations souterraines entre Bleus et Rouges. L?idée d?une nouvelle coalition PTr/PMSD est, en effet, dans l?air. G. Duval propose la dissolution du Parlement et le retour devant l?électorat avec une alliance Bleu/Rouge. Ringadoo et Jagatsingh sont d?accord mais pas Ramgoolam. Duval et lui se rencontrent à New York au Waldorf Tower. Ils y mettent au point les détails d?un gouvernement de coalition. L?échec de ce projet de coalition fera le jeu des extrémistes (les mauves du MMM naissant ?). D. Napal se tait au sujet des difficultés rencontrées par G. Duval à faire en sorte que ses partisans acceptent une nouvelle coalition avec les Rouges.

Doojen Napal s?étend, en revanche à juste titre, sur les bienfaits économiques de cette coalition. Il souligne qu?elle a un effet néfaste pour le PMSD. Il y perd son cerveau et sa conscience qui créent l?aile dissidente de l?UDM, avec le trio Raymond Rivet, Maurice Lesage et Guy Ollivry. Il se tait curieusement sur le torchon qui brûle de nouveau entre Ramgoolam et G. Duval, en 1973, crise qui se termine par l?expulsion des ministres du PMSD du gouvernement. Le pauvre Duval perd une nouvelle fournée de députés bleus dont Raymond Devienne, Jean Ah-Chuen, Alex Rima.

En décembre 1976, PTr, PMSD et UDM vont aux élections en ordre dispersé et arrivent tout juste à contenir le raz de marée mauve dont le coup d?essai électoral vaut un coup de maître. Ramgoolam doit alors conclure une troisième coalition avec le PMSD, privé de son leader, Gaëtan Duval, battu à Port-Louis Nord, par les novices Suresh Moorba, Sylvio Michel et Lloyd Baligadoo. Serge Clair et D. Perrine auraient-ils triomphé, à Rodrigues, de Nicol François et Cyril Guimbeau (PMSD) que la face de l?histoire contemporaine aurait, peut-être, été différente.

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