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2 500 GI?s, des milliers de civils tués en Irak
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2 500 GI?s, des milliers de civils tués en Irak
L?armée américaine, qui a perdu son 2 500e soldat avant hier en Irak, a présenté des photographies du nouveau chef présumé de la branche irakienne d?Al-Qaïda dont le gouvernement irakien a prédit «le début de la fin».
Le nombre de soldats américains morts en Irak depuis l?invasion du pays en mars 2003 a atteint la barre symbolique de 2 500 avec la décès d?un Marine, a annoncé le Pentagone précisant que ce bilan incluait 1 972 soldats tués au combat.
C?est un «triste point de repère», a commenté la Maison- Blanche, soulignant toutefois que le président George W. Bush, qui a effectué mardi une visite surprise en Irak, considérait que ces soldats n?étaient pas morts «pour rien».
Elle a argué du «dévouement et de la détermination» des troupes à oeuvrer à l?instauration d?une démocratie en Irak en assurant que les Etats-Unis ne comptaient pas «maintenir» des bases militaires permanentes en Irak.
Un groupe extrémiste irakien a affirmé avoir enlevé un «expert technique» turc et son traducteur au nord de Bagdad et demandé le rappel de l?ambassadeur de Turquie en Irak, a rapporté la télévision Al-Jazira, en diffusant des images de l?otage présumé.
A Bagdad, l?armée américaine a diffusé la photo d?un homme présenté comme le successeur du chef d?Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui: l?Egyptien Abou Ayoub al-Masri, alias cheikh Abou Hamza al-Mouhajer.
<B>La fin d?AL-QAÏDA</B>
Le 13 juin, Al-Qaïda en Irak a annoncé, dans un communiqué sur internet, la désignation d?Abou Hamza al-Mouhajer pour succéder à Zarqaoui, l?ennemi public numéro un en Irak tué dans un raid aérien américain le 7 juin au nord de Bagdad.
Le conseiller à la sécurité nationale irakienne Mouaffak al-Roubaye a assuré que «le compte à rebours» avait été lancé «pour en finir avec Al-Qaïda», en présentant des documents saisis après la mort de Zarqaoui.
Ces «documents montrent la crainte éprouvée par Al-Qaïda vis-à-vis des forces de sécurité irakiennes, révèlent les lieux de présence de ses chefs, leur manière de diriger l?organisation et leurs liens avec les bandes maléfiques qui cherchent à détruire ce pays», a-t-il ajouté.
L?armée américaine a annoncé, dans ce contexte, que 104 rebelles avaient été tués et avoir mené, avec les forces irakiennes, 452 opérations depuis la mort de Zarqaoui.
Parallèlement, la nouvelle opération majeure de sécurité à Bagdad impliquant quelque 56 000 soldats irakiens et américains et destinée à étouffer la guérilla a permis, au deuxième jour de sa mise en place, de réduire l?intensité des violences dans la capitale, seules deux attaques ayant été dénombrées.
Au total, 23 personnes ont été tuées à travers le pays, dont 10 civils exécutés près de Baaqouba au nord de Bagdad et quatre militaires ont été abattus dans des attaques dans le nord du pays.
La situation s?est aussi tendue dans la ville sainte chiite de Kerbala (centre) après l?arrestation lors d?une opération irako-américaine du chef du Conseil de la province, cheikh Okail Sahel Zoubaidi, accusé de soutien au terrorisme. Les membres du Conseil ont décidé d?observer une grève dans les services publics pour obtenir sa libération.
<B>Détenus relâchés </B>
Pour leur part, les autorités irakiennes et la Force multinationale ont libéré 450 prisonniers, en majorité des Arabes sunnites, troisième groupe des 2 000 détenus que le Premier ministre Nouri al-Maliki a décidé de libérer pour favoriser une réconciliation nationale.
A ce sujet, M. Roubaye a démenti sur la chaîne américaine CNN tout projet d?amnistie de détenus ayant mené des attaques anti-américaines, évoqué par la presse américaine et qui avait suscité l?émoi d?élus du Congrès.
Enfin, un groupe extrémiste irakien a affirmé avoir enlevé un «expert technique» turc et son traducteur au nord de Bagdad et demandé le rappel de l?ambassadeur de Turquie en Irak, selon la télévision Al-Jazira, qui a diffusé des images de l?otage présumé.
<B>Irak : 19 tués dont 11 dans un attentat dans une mosquée de Bagdad</B>
Dix-neuf personnes ont été tuées hier dans des violences en Irak, dont onze dans un attentat suicide dans une mosquée chiite de Bagdad malgré un dispositif de sécurité renforcé. «Onze personnes ont trouvé la mort et 25 ont été blessées», a déclaré une source sécuritaire, en faisant état du dernier bilan de l?attentat commis dans la mosquée Bouratha, dans le centre de Bagdad, déjà visée par un triple attentat suicide en avril dernier qui avait fait 90 morts et 175 blessés. L?attentat à l?intérieur de la mosquée a eu lieu vers 12H15 (08H15 GMT), alors que les fidèles commençaient à s?y rassembler pour la prière hebdomadaire. Il a été commis au troisième jour de la mise en place du plan de sécurité auquel participent plus de 50 000 soldats et policiers irakiens et militaires américains. Une interdiction de la circulation automobile hier de 11H00 à 15H00 (07H00 GMT à 11H00 GMT) est l?une des mesures de ce dispositif. Les circonstances exactes de l?attaque n?étaient pas connues dans l?immédiat. Mais une source sécuritaire a estimé que la personne qui l?a commise était soit habillée en femme soit en religieux chiite, étant donné que la sécurité a été particulièrement renforcée autour de la mosquée depuis le triple attentat d?avril. A l?époque, la police avait conclu que les trois kamikazes étaient habillés en femmes et ont profité du fait que ces dernières n?étaient pas fouillées à l?entrée de la mosquée. D?autre part, deux civils ont été tués et 16 blessés dans des tirs de mortier à Sabaa al-Bour, à la sortie nord de la capitale, selon une source sécuritaire. Quatre obus de mortier se sont abattus sur une zone d?habitations dans le secteur, touchant une maison et un magasin.
Au sud de Bagdad, des hommes armés «à bord de deux camions ont tué à l?aube trois civils et en ont enlevé neuf», a déclaré une source de la police de Soueira, à une cinquantaine de km au sud de la capitale irakienne.
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