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“Philippe Hao Thyn Voon n’est pas un adversaire comme n’importe qui”

23 juin 2005, 00:00

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Quel bilan faites-vous de vos quatre dernières années comme président du CNOM ?

– On a fait tout ce qu’il fallait faire. Tout ce qui demandait à être réalisé a été effectué voire même plus. Le bilan se trouve au niveau de la Solidarité olympique. Il y a eu des stages, des bourses à l’intention des sportifs, et des formations pour les entraîneurs, cadres et dirigeants. On a été partie prenante des Jeux régionaux et continentaux, il y a eu pour la première fois un Olympic Day Run à Rodrigues. Et, grosso modo, c’est ça notre projet.

Vous êtes pleinement satisfait alors ?

– Il ne faut pas personnaliser le CNOM. Il n’y a pas de “one man show” comme on veut le faire croire. On fonctionne comme un comité qui est pleinement satisfait. On a fait tout ce qui nous a été demandé. Ce n’est pas pour rien qu’on a des éloges de la part de la Confejes, même de la Solidarité olympique. Et ce ne sont pas des commentaires exagérés car nous remplissons nos contrats.

Vous briguerez dans quelques jours un cinquième mandat. Et pourtant, il y quatre ans ans, vous aviez annoncé que ce serait votre dernier mandat…

– Certainement, j’avais pris la décision de me retirer, mais les données ont changé entre-temps. Ce sont ceux qui sont très proches de moi sportivement qui m’ont demandé de continuer. Je n’en connais pas la raison. Ils pensent, sans doute, que je suis capable d’assumer ce poste pour quatre nouvelles années.

Peut-être est-ce le fait qu’il n’y ait personne pour assurer la relève qui vous pousse également à rester…

– Pas du tout. Je n’ai pas la prétention de dire qu’il n’y a personne. Je ne suis pas un vaniteux et je suis convaincu qu’il y a du monde.

À 72 ans, ne pensez-vous pas qu’il était, quand même, temps de passer la main à quelqu’un d’autre ?

– Définitivement, il faut que quelqu’un se positionne pour prendre la relève. Mais je ne suis pas à bout de souffle. En fait, je me sens encore bien pour un nouveau mandat.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ces nouvelles élections ?

– Ce seront mes cinquièmes élections et j’aborde celles-ci toujours dans le même état d’esprit. Je suis serein et je me sens bien.

Êtes-vous confiant en votre ré-élection à la présidence ?

– Comme toujours je suis raisonnablement confiant.

Comment s’est déroulée votre campagne ?

– De mon côté, ça se passe bien et j’ai mon style de campagne. Pas d’attaque personnelle, ni de coups bas. J’aurais du reste souhaité qu’il en soit ainsi dans le camp adverse, mais ce n’est pas le cas.

l Êtes-vous satisfait de la façon dont les choses se passent en marge de cette assemblée générale élective ?

– Pas vraiment dans la mesure où il y a des façons de faire inqualifiables. Les choses ont bien changé au fil des élections. On se sert, disons, de moyens pas très orthodoxes. Il y a certaines fédérations qui ne sont pas satisfaites de la manière dont ça se déroule. Et les journalistes le savent bien mieux que moi.

En quoi ça diffère d’avoir comme adversaire direct Philippe Hao Thyn Voon, un de vos anciens fidèles lieutenants, au lieu de Vivian Gungaram, votre ennemi juré ?

– C’est moi qui ai amené Philippe Hao Thyn Voon au CNOM en 1997. Il m’avait téléphoné à l’époque pour me dire qu’il voulait entrer au CNOM. Je l’avais mis dans mon équipe et il était sorti en tête de liste. Je laisse le soin aux autres de tirer leurs conclusions. Mais il n’est pas un adversaire comme n’importe qui.

Que pensez-vous de l’association entre Hao Thyn Voon et Gungaram, qui étaient des adversaires lors des dernières élections ?

– La présidence n’est pas une chasse gardée et Philippe Hao Thyn Voon est libre de son choix de s’associer avec qui il veut.

Est-ce que cette situation rend cette élection plus difficile pour vous ?

– On le saura le 24 juin.

Si vous êtes élu, quels seront les projets que vous comptez proposer au mouvement sportif mauricien ?

– J’annoncerai mes projets le 24 juin lors de l’assemblée générale.

Pour finir, donnez une bonne raison pour que les membres vous reconduisent à la présidence pour une énième fois…

– Les membres me connaissent et ils savent ce qu’ils doivent faire. Je suis un homme qui est toujours à l’écoute, même de ceux qui sont contre moi.

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