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“La crise au MR est pour le pouvoir de décision”
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“La crise au MR est pour le pouvoir de décision”
Marieta Agathe, 23 ans, a fait ses études en sciences sociales et politiques à l’université de Maurice. Elle parle de son île avec passion. Elle trouve que le conflit entre Nicolas Von Mally, leader du Mouvement rodriguais(MR) et Johnson Roussety, Chef commissaire, est le résultat d’une crise de leadership pour le pouvoir au sein du parti et la prise de décision pour gouverner Rodrigues. Si les dirigeants ne gèrent pas cette crise, croit-elle, cela pourrait avoir de graves répercussions allant jusqu’à la cassure dans la structure du parti et une dissension entre les élus du MR à l’Assemblée régionale car il y aurait ceux qui choisiraient le camp de Von Mally et d’autres celui de Johnson Roussety. “L’éventualité que les Rodriguais pourraient former une troisième force ne serait pas alors à écarter et il y aurait certainement une certaine instabilité sur le plan politique”, prévient-elle.
Marieta Agathe ne digère toujours pas que Rama Sithanen, ministre des Finances, n’ait même pas fait mention de l’île Rodrigues dans son discours budgétaire 2007-2008. “Je ne sais pas s’il l’a fait délibérément, par oubli diplomatique ou par erreur. A mon avis, si c’est une erreur, c’est une très grave erreur car ni le ministre et aucun autre n’est venu avec une explication plausible pour dire pourquoi cela s’est passé ainsi”, dit-elle.
“Trop de confusion”
Marieta déplore également l’attitude et l’indifférence de certains médias qui n’ont pas fait grand cas de l’attitude du ministre.
Cette ancienne étudiante de l’école primaire de Notre-Dame de Lourdes à Brûlé et au Rodrigues College, pense que son île fait partie intégrante de la république de Maurice et que le concept de l’autonomie ne doit pas être interprété comme l’Indépendance de Rodrigues “C’est un concept parfois mal compris parfois même par des politiciens mauriciens et de Rodrigues. Personnellement, je crois que l’autonomie doit un outil qui permettra de responsabiliser, de donner aux Rodriguais les moyens de participer démocratiquement, collectivement et à travailler ensemble pour l’avancement de notre île”, ajoute-t-elle.
D’où son insistance pour une meilleure compréhension de l’autonomie pour une bonne gestion. “Je ne prétends pas donner des leçons. Certains politiciens doivent faire beaucoup d’efforts pour éviter de désorienter la population rodriguaise. Il y a trop de confusion, de conflits, de clash d’idées lorsqu’on parle de l’autonomie, du développement de l’île”.
Ayant travaillé et fait des recherches en collaboration avec les différentes organisations non gouvernementales d’Angleterre et des Etats-Unis, elle pense qu’il est temps que la jeune génération rodriguaise ait de nouvelles perspectives et s’engage de manière différente pour mieux contribuer à la vie associative. “Il faut un changement de mentalité et de nouvelles idées. La bipolarisation a trop longtemps dominé la vie politique ici en raison des liens traditionnels qui, finalement, tendent à donner le sentiment que certains politiciens ne travaillent que pour leur intérêt personnel”.
Elle note qu’il y a des changements qui s’opèrent dans la vie des gens “en raison des moyens de communication qui se sont répandus dans l’île et surtout avec les nouvelles chaînes de télévision. On le sent et on le voit dans le comportement des Rodriguais”.
En ce qui concerne la pauvreté ? Elle trouve que les Rodriguais sont confrontés aux mêmes difficultés financières avec la montée des prix et le chômage. “Il faut définitivement un retour vers la terre comme auparavant mais avec des moyens plus sophistiqués. Les Rodriguais doivent se repositionner et faire plus d’efforts pour engranger des revenus supplémentaires. Il faut une prise de conscience plus générale.
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