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“Du suspense jusqu’au bout”
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“Du suspense jusqu’au bout”
●<B> Eddy David, dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille du Tour (NdlR : interview réalisée hier) ?</B>
— Ça se passe bien. Tout est fin prêt. Il y a la présentation des équipes ce soir (NdlR : hier soir) et le briefing. Tout s’est bien passé jusqu’ici. Les sponsors et le ministère de la Jeunesse et des Sports ont répondu à notre appel. Je suis serein. Il y a eu beaucoup de travail accompli. Notre petite équipe de l’organisation a été rejointe par José Achille. Hervé Flore, Patrick Piat et moi-même avons également reçu une aide ô combien précieuse de Robert d’Argent sur ce tour. S’il n’était pas venu nous épauler, je pense qu’on ne s’en serait pas sorti.
●<B> Et comment se présente cette 23e édition du Tour de Maurice ?</B>
— Ce sera un Tour où nous avons tout fait pour que le suspense dure jusqu’au bout. De par mon expérience, j’en suis à ma troisième édition, j’ai corrigé certaines erreurs du passé pour que nous ayons une compétition saine où les Mauriciens pourront jouer crânement leur chance. Par rapport au Tour de Maurice de 2001, nous avions laissé participer, faute de vérification, des pros ou semi-pros. A l’arrivée, nous avions un coureur qui avait tout écrasé, à savoir le Suisse Sean van Court. Il n’est pas possible que des coureurs de ce niveau affrontent ceux de la région.
C’est d’ailleurs ce qu’on a changé en 2002 où un maximum de coureurs, dont des Mauriciens, pouvaient encore prétendre à la victoire avant la dernière étape. Si je me réfère aux commentaires de presse à l’époque, c’était un Tour passionnant.
●<B>Et qu’attendez-vous de cette édition ?</B>
— Que ce Tour soit aussi passionnant avec à la clé une victoire mauricienne.
●<B> Qu’en est-il du parcours ?</B>
— Il est long de 357,7 km avec cinq étapes, dont la première est un contre-la-montre de 17 km. Contrairement à l’édition de 2001 où dès la deuxième étape le peloton est passé à Bassin-Blanc, on a changé cela. Tout est fait pour favoriser un Tour indécis. Je ne suis pas technicien. Mais je pense que ce profil ne déplaira pas aux coureurs mauriciens. Je souhaite vraiment qu’on aille jusqu’au bout pour découvrir le vainqueur.
●<B>Mais n’est-il pas vrai que c’est un Tour au rabais ?</B>
— C’est faux de le dire. En 2002 nous avions eu presque le même profil. Le but c’est de ne pas tuer cette course à l’avance. En même temps on ne peut plaire à tout le monde. Il est également facile de dire que c’est un tour au rabais. On devrait attendre la fin au moins pour en juger. Et après tout ce qui se passe en Europe, c’est à se demander si on a besoin de pros pour rouler dans nos courses pour qu’elles en soient des grandes.
Avec tout ce qui a été investi en termes d’argent, de temps et d’énergie, je ne crois sincèrement pas que c’est un tour au rabais, comme certains veulent le faire accroire. D’ailleurs, j’en profite pour dire un grand merci à tous nos sponsors et le MJS pour leur soutien.
●<B>Faites-vous allusion au dopage quand vous évoquez ce qui se passe en Europe ?</B>
— Oui, tout à fait. J’espère que cette maladie n’a pas atteint nos rives. D’ailleurs, tout est prévu question contrôle antidopage.
●<B> Serons-nous aussi performants que les institutions étrangères à ce niveau ?</B>
— Bien sûr. Il y a tout ce qu’il faut pour que nos contrôles soient aussi efficaces.
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