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“Chintamun Ramboccus est un homme dépassé en termes d’idéologie sportive”

23 juin 2005, 00:00

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Quel bilan faites-vous de vos quatre dernières années comme deuxième vice-président au CNOM ?

– Beaucoup de choses auraient pu être réalisées, si ce n’était le “one man show” de Ramboccus. Des choses ont été faites sans que personne ne soit mis au courant. Il y a un flou total sur la gestion des finances et encore plus en ce qui concerne les voyages.

Comment expliquer votre insatisfaction ?

– Tout a été mal géré. Des choses ont été faites dans le dos des membres et on ne peut pas cautionner ce genre d’attitude. D’ailleurs, je ne crois pas que le rôle du CNOM est d’organiser un Olympic Day Run.

Mais c’est après huit ans passés aux côtés de Ramboccus que vous venez dire cela ?

– Tôt ou tard on finit par voir la vérité en face et découvrir le vrai visage de l’autre. C’est ce qui s’est produit. Pour moi, Ramboccus a fait son temps. C’est un homme dépassé en termes d’idéologie sportive.

Est-ce la raison pour laquelle vous avez fini par tourner le dos à l’équipe dont vous faites partie ?

– Oui, entre autres. Mais il y a plus que ça. Ramboccus n’est pas un homme de parole. Aux dernières élections, il avait affirmé que ce sera son dernier mandat. Or, il revient. Ce n’est d’ailleurs ni la première ni la dernière fois qu’il a dit cela. Depuis qu’il est là, rien n’a été fait pour la communauté des athlètes.

Comment expliquez-vous qu’un ancien homme de confiance de Ramboccus comme vous, soit son adversaire direct à ces élections ?

– Je ne peux pas être d’accord avec une personne qui a fini par montrer son vrai visage. Pour lui, tout le monde doit être des bibelots et des “yes man” au sein du CNOM. Désolé, je ne suis pas du genre à rester tranquille quand les choses ne tournent pas rond.

Ces élections semblent davantage être un règlement de comptes, voire une bataille personnelle entre Ramboccus et vous, qu’une course à la présidence…

– C’est sûrement le cas pour lui, mais pas pour moi. Je ne fais pas une affaire de personnalités de ce duel entre Ramboccus et moi pour la présidence du CNOM. Si je me suis opposé à lui, c’est pour une question de principe. Je suis là pour oeuvrer dans l’intérêt du sport mauricien.

Ennemi de Vivian Gungaram lors des deux précédentes élections, comment se fait-il, qu’à présent, vous êtes son allié ?

– Quand je me suis lancé dans cette quête à la présidence, j’avais fait un appel à toutes les personnes capables et qui ont fait leurs preuves dans leurs fédérations à se ranger de mon côté. C’est ainsi que j’ai eu l’apport de Vivian Gungaram qui est un grand bosseur et qui est aussi reconnu pour son travail.

Vous faites quand même un virage à 180 degrés pour ne pas dire autre chose…

– On peut l’interpréter comme on le désire, mais je ne suis pas un traître. Je mène un combat contre Ramboccus pour une question de principe et dans l’intérêt du sport et de nos sportifs. Je suis sincère.

Comment s’est déroulée jusqu’ici votre campagne ?

– Bien. Je n’ai pas de problème car j’ai un bon “response” de plusieurs fédérations. Mais je trouve dommage et malheureux qu’on donne une allure malsaine, voire communale, à cette campagne.

Ce n’est pas une première le fait que les élections du CNOM se jouent aussi sur la base communale…

– Malheureusement oui. Mais quand on parle de régionalisation qui a pour but de décommunaliser le sport, c’est honteux de voir nos dirigeants tenir toujours un langage communal dans le cadre des élections ayant trait à notre sport. Il y en a qui font leur campagne de la sorte.

Êtes-vous, tout de même, confiant de remporter les élections ?

– Plus que confiant et serein.

Au cas où vous seriez élu, quels sont les projets que vous comptez proposer au mouvement sportif mauricien ?

– La famille sportive mauricienne mérite en tout cas bien mieux. Une meilleure considération sera accordée aux sportifs, aux entraîneurs et dirigeants dévoués. Il faudra donner un nouvel essor au sport.

Et pour terminer, donnez une bonne raison pour que les membres vous conduisent à la présidence…

– Il y en a tellement. Envoyez à la tête du CNOM un ancien sportif qui a été champion en son temps pour répondre aux contours et aspérités de notre sport.

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