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À temps nouveaux, péchés nouveaux
Dans une interview publiée dans L?Osservatore romano, journal officiel du Vatican,l?archevêque Gianfranco Girotti, régent de la pénitencerie apostolique, organisme chargé de se prononcer sur les péchés et les pénitences, revient sur les «nouvelles formes du péché social». «Alors que le péché concernait jusqu?à présent plutôt l?individu, aujourd?hui, il a une résonance sociale, en raison de la mondialisation», estime le prélat.
Soulignant les dangers pour le salut de l?âme que représentent aujourd?hui la bioéthique, l?archevêque estime que «les expériences et manipulations génétiques dont l?issue est difficile à prévoir et à contrôler» doivent être dénoncées «comme des violations des droits fondamentaux de la nature humaine». Le Vatican s?oppose notamment aux recherches qui reposent sur la destruction d?embryons et rejette l?idée de clonages humains. Mgr Girotti cite également les atteintes à l?environnement, un thème que le pape Benoît XVI a largement abordé ces derniers mois. Déjà, sous Jean Paul II, l?Eglise catholique avait fait état de ses préoccupations dans le domaine de l?écologie. Après son accession au Saint-Siège, Benoît XVI a fait installer des panneaux photovoltaïques sur plusieurs bâtiments du Vatican, pour les chauffer à l?énergie solaire et a organisé une conférence scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique. Parmi les «péchés modernes», on trouve aussi les injustices économiques et sociales, par lesquelles «les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches».
Au-delà de ces péchés collectifs, l?archevêque condamne également certains agissements individuels, tels que l?avortement ou la consommation de drogues, «qui affaiblit l?esprit et obscurcit l?intelligence». Dans un registre plus traditionnel, il déplore que de moins en moins de catholiques aillent se confesser. Selon une enquête de l?université catholique de Milan, 60 % des catholiques pratiquants en Italie ne se confessent plus.
Un livre rendu à la bibliothèque un siècle plus tard?
«Mieux vaut tard que jamais», a dû penser un Finlandais qui a discrètement rendu un livre emprunté il y a plus d?un siècle à la bibliothèque de Vanta, dans le sud du pays.
La bibilothèque, qui en avait depuis longtemps perdu la trace, s?est réjoui du retour de cet exemplaire relié d?un numéro de 1902 de Vartija, un mensuel religieux.
«Nous ne savons pas qui a emprunté ce livre et qui l?a rendu. Il n?y avait aucun document l?accompagnant», a déclaré à Reuters la bibliothécaire Minna Saastamoinen.
«Une vieille note attachée au livre indique que chaque semaine de retard était facturée dix pennies», a-t-elle ajouté.
Le document de la bibliothèque coincé dans la jaquette et le style désuet de l?écriture manuscrite montrent que le livre a été emprunté pour la dernière fois au début du siècle dernier, a ajouté Saastamoinen.
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