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À nous deux Athènes !
Tu voulais parler de politique, tu voulais parler de Bérenger et du mood du pays. Tu voulais m’énerver avec ton MSM, ton MMM et ton Parti travailliste. Tu voulais que je prenne le parti de la classe des exploités contre celle des exploitants. Mais tous ces sujets ne m’intéressent pas et n’intéressent personne quand court, à des milliers de kilomètres de là, Eric Milazar aux Jeux olympiques.
En famille ou en savate dans son fauteuil, au restaurant ou chez des amis, quand retentit le pistolet du starter, le jeune ou le vieux oublie tout le reste.
À nous deux Athènes ! Tel Rastignac dans le Père Goriot, un nouveau défi épique s’est accaparé de l’esprit de nos coureurs, à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde est un village global, les télés satellites abolissent les distances et la fièvre va monter. Eric Milazar, Stéphan Buckland, ou encore Jonathan Chimier, ces athlètes sont porteurs d’un rêve.
À 22 h 26 (heure mauricienne), la télé allumée sur les tartans de la Grèce garantit une belle émotion au peuple mauricien. C’est l’heure du départ pour Eric Milazar. Cap sur la finale. Mais tout d’abord tenter de passer le premier tour.
Il y a quatre ans, Eric Milazar avait émerveillé la population mauricienne en atteignant les quarts de finale à Sydney. Et, cette année encore, la nation mauricienne place beaucoup d’espoir en notre quarter-miler doré.
Eric Milazar ne sera pas seul à affronter ces ténors du tour de piste, dans un petit coin, son mentor de Dakar, Emmanuel Bitanga, est de tout coeur avec son poulain : “Comme tous les Mauriciens, je place beaucoup d’espoir en Eric. Je croise les doigts pour qu’il soit au moins en finale.”
Quant à Eric Milazar, il annonce déjà la couleur avant d’entamer ces Jeux : “Physiquement je me sens très bien, et mon moral est au top, je vais aborder cette compétition avec plus de confiance et j’espère faire honneur à la nation mauricienne.”
Allez Eric. Fais nous rêver ! À nous deux Athènes !
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