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À la conquête des touristes métropolitains
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À la conquête des touristes métropolitains
Afin de relancer le tourisme dans l’île, frappé de plein fouet par la crise sanitaire du chikungunya, le Comité du tourisme de la Réunion a lancé l’opération Dalons la Réunion le 17 avril. Menée par les différents acteurs du secteur touristique de l’île, cette campagne a pour but de rassurer les tours opérateurs et les agences de voyages dans l’hexagone, les premiers chaînons de la vente et du conseil.
Depuis le lancement de l’opération, au mois d’avril, 476 Dalons ont séjourné dans le département. Répartis en 25 groupes d’une vingtaine de personnes, ces professionnels du voyage ont pu découvrir l’île à travers des circuits d’une semaine proposés par le Comité du tourisme de la Réunion. Les régions les plus représentées sont Paris, Rhône-Alpes, Paca et Midi-Pyrénées, mais des représentants allemands et russes ont également profité du programme et le CTR n’exclut pas l’idée d’inviter des voyagistes d’autres régions de l’hexagone et d’Europe, d’ici la fin de l’opération en septembre. L’objectif : atteindre le nombre de 600 Dalons. “Face à cette crise sans précédent, nous nous devions d’agir, explique Jocelyne Lauret, la présidente du CTR. À 10 000 kilomètres de chez nous, les gens ont une perception différente de la réalité et la clientèle a été frappée par la psychose. Pour les rassurer, nous devons d’abord convaincre les professionnels du voyage que la vie a repris son cours normal à la Réunion et que l’île a gardé tous ses atouts”. Une opération d’une telle envergure a tout de même un coût : 400 000 euros versés par le CTR, en grande partie grâce au Plan de relance du Premier ministre Dominique de Villepin. Sur les 4,5 millions d’euros débloqués par l’État pour le secteur du tourisme, 2,5 millions serviront aux différentes actions de 2006 et 2 millions pour le plan de restructuration.
Mais sans la participation des compagnies Air France et Corsair, qui ont respectivement offert 223 et 253 places sur l’un de leurs vols, cette action n’aurait jamais pu voir le jour. Au départ, Air Austral avait également donné son accord pour participer au projet. L’objectif était alors de transporter 900 voyagistes, répartis équitablement entre les trois compagnies aériennes. La compagnie réunionnaise s’étant désistée au dernier moment (aucune place n’aurait été disponible), Air France et Corsair se sont retrouvés dans l’impossibilité de respecter leurs engagements. Et pourtant, les compagnies aériennes semblent tout aussi touchées par la crise que les professionnels du tourisme dans l’île. “Depuis le début de la crise, nous avons 10 000 passagers en moins par mois”, confient tour à tour les directeurs régionaux des deux compagnies restantes. Qu’elle apporte sa contribution ou pas, Air Austral bénéficiera tout de même des résultats de l’opération...
<B>Nathalie Técher</B>
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