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«On ne peut pas compter sur le CNOM»
● <B> Vous avez déclaré une guerre ouverte au Comité national olympique mauricien (CNOM). Pourquoi ? </B>
? Je n?ai pas déclaré la guerre au CNOM ou à qui que ce soit. Le comité directeur de la FMT et moi sommes simplement contre les agissements du CNOM. Nous avons l?impression que les athlètes mauriciens ne bénéficient pas d?un traitement équitable de la part du CNOM.
● <B> Vous lui reprochez son manque de transparence dans la hiérarchisation des athlètes pour une invitation pour Beijing ? </B>
? Quand nous avons été informés par la Fédération internationale de tennis que Marinne Giraud n?avait pas été choisie par la commission tripartite, nous avons contacté le CNOM qui nous a assuré qu?il avait fait le nécessaire concernant la candidature de notre joueuse. Le CNOM nous envoie même un fax qui confirme que Marinne Giraud est la seule qui a été recommandée. Son nom est le seul inscrit sur un formulaire de demande pour une invitation qui a été signée par Harold Munso en novembre 2007. Après coup, on apprend que ce n?est pas cette demande qui a été considérée par la commission tripartite mais une autre liste où Marinne Giraud se retrouve en huitième position. Les critères utilisés par le CNOM pour établir cette liste ne sont pas clairs non plus. La hiérarchisation des athlètes n?est pas logique.
● <B> Vous montrez surtout du doigt le manque de soutien du CNOM à Marinne Giraud et à la FMT?</B>
? Je n?ai jamais cru que Marinne allait obtenir le soutien du CNOM. Et la fédération non plus. Et cela pour des raisons évidentes que je ne veux évoquer.
● <B> Le tennis a-t-il reçu une bourse olympique ou une aide financière pour une échéance comme les Jeux du Commonwealth ou les Jeux d?Afrique ? </B>
? Pas depuis l?unique bourse à Kamil Patel pour les JO de Sydney. Le comité ne nous a même pas parlé de ses plans d?aide concernant les jeux continentaux et régionaux. Pourtant, le Comité international olympique prévoit plusieurs plans d?aide aux comités nationaux pour que ces derniers puissent aider leurs athlètes techniquement et financièrement pour les Jeux du Commonwealth ou autres jeux continentaux et régionaux.
● <B> Avez-vous l?impression de souffrir de la perception que la FMT est une fédération financièrement auto-suffisante ? </B>
? Je ne savais pas que cette perception existait car ce n?est pas une réalité.
● <B> Les jeux sont maintenant faits. Marinne Giraud n?a presque pas la moindre chance d?être à Beijing pour les JO. En êtes-vous conscient ? </B>
? Nous le savons. Notre combat n?est pas de la faire participer aux JO. C?est pour l?ensemble de la communauté sportive que nous nous battons. Pour que d?autres athlètes ne pâtissent pas de l?opacité dans laquelle le CNOM gère ses affaires.
● <B> Une participation aux JO aurait, également, pu donner un coup de pouce à la carrière de Marinne Giraud?</B>
? Oui. Même si certains dirigeants du CNOM ne le savent pas. Le rendez-vous olympique est pris en compte par la Women?s Tennis Association pour le classement mondial.
<B> Jeudi dernier, lors d?une conférence de presse, vous avez émis l?idée que le sport mauricien pourrait percevoir 0,5 % des recettes générées sur les paris de football international. Pouvez-vous approfondir ? </B>
? L?Etat recevra 2 % des recettes sur les paris et à son tour il pourrait y consacrer 0,5 % au développement du sport de haut niveau. Cet argent pourrait être confié au Trust Fund For Excellence in Sports car on ne peut pas compter sur le CNOM.
● <B> Avez-vous une idée de la somme que cela pourrait générer et comment le sport mauricien pourrait en tirer profit ? </B>
? Je n?ai pas d?idée précise mais comme la recette globale autour des courses hippiques tournent autour de quatre milliards de roupies, on pourrait imaginer en tirer quelques millions de roupies. Cette somme peut servir à employer des coaches et à former de potentiels médaillés olympiques. Car si on doit compter sur le CNOM pour y arriver on attendra longtemps.
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