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«Où sont nos députés» ?

26 mai 2008, 00:00

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Hoogram Boodia, 77 ans, a été pendant de longues années le président très respecté du village de Congomah. Il déplore que les trois députés du village (un du gouvernement et deux de la minorité) ne se soucient pas du sort des villageois.

«On reprochait beaucoup aux anciens députés de n?avoir rien fait pour le village, mais ceux qui ont été élus en 2005, font la même chose.»

Hoogram Boodia dit avoir appris qu?un ou deux députés ne sont présents que lors des cérémonies officielles, mais ils ne viennent pas dans le village pour constater comment vivent le gens.

Le vieil homme se permet même d?ironiser sur la présence des députés dans le village. «Ils ont un mandat de cinq ans. Ils auraient pu venir une fois par an et les gens auraient su qu?ils étaient là au moins cinq fois.»

Hoogram Boodia souligne que les routes sont en mauvais état dans le village et qu?il y a un pont, le pont Blackburn qui est inondé pendant les averses. «Les routes sont étroites. Les planteurs ont décidé de céder une partie de leur terrain pour les agrandir mais il n?y a aucune volonté de la part de nos élus», dit-il. Ce dernier explique qu?avec l?agrandissement de certaines routes, des minibus peuvent véhiculer les gens, surtout les écoliers qui doivent, aujourd?hui, faire un peu moins d?un kilomètre pour arriver jusqu?à l?arrêt d?autobus le plus proche.

Il raconte comment sir Seewoosagur Ramgoolam et les anciens députés Raouf Bundhun et Mohabeer Foogoah ont toujours une attention particulière pour Congomah. «Il n?y avait aucune route dans le village. On marchait dans des sentiers. Grâce à la vision des personnes mentionnées plus haut, aujourd?hui, des véhicules peuvent traverser le village. Malheureusement, il n?y a eu aucune amélioration durant ces 20-25 dernières années.»

L?ancien président du village fait un appel aux députés de la circonscription pour qu?ils visitent le village. «Nous ne leur demandons pas de l?argent. Nous planteurs, travaillons d?arrache-pied pour nos familles. Mais pour les infrastructures, ils pourraient faire quelque chose pour Congomah.»

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