Publicité

Règles de la banque centrale du Nigériane

Access Holdings pourrait réduire sa participation dans AfrAsia

9 mai 2026, 16:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Access Holdings pourrait réduire sa participation dans AfrAsia

Access Holdings pourrait être contraint de réduire sa participation majoritaire dans AfrAsia Bank après l’entrée en vigueur de nouvelles restrictions imposées par la Central Bank of Nigeria (CBN) sur les investissements bancaires à l’étranger.

La nouvelle réglementation limite désormais les investissements en capital à l’étranger des banques nigérianes à 10 % de leurs fonds propres. Les établissements concernés disposent d’un délai de 12 mois pour se conformer à cette mesure, a indiqué cette semaine le directeur général d’Access Bank, Roosevelt Ogbonna.

Cette décision pourrait avoir des conséquences importantes pour Access Holdings, qui a multiplié les acquisitions en Afrique ces dernières années, notamment l’achat de 76 % d’AfrAsia Bank à Maurice via Access Bank UK.

Selon plusieurs médias spécialisés, cette acquisition aurait coûté environ 611 milliards de nairas (444 millions de dollars), un montant supérieur au nouveau plafond réglementaire autorisé.

Access Holdings a déclaré des fonds propres d’environ 4 250 milliards de nairas à la fin de 2025, ce qui limiterait théoriquement ses investissements étrangers à environ 425 milliards de nairas.

Des analystes estiment ainsi que le groupe nigérian pourrait être amené à réduire sa participation dans certaines filiales étrangères via des cessions partielles ou par l’entrée de nouveaux investisseurs. Ni Access Holdings ni AfrAsia Bank n’ont toutefois indiqué publiquement si la banque mauricienne serait concernée par une réduction de participation.

La mesure marque un tournant pour les banques nigérianes engagées depuis plusieurs années dans une stratégie d’expansion panafricaine, profitant notamment du retrait progressif de groupes bancaires européens de certains marchés africains.

Pour Maurice, toute restructuration impliquant AfrAsia pourrait avoir des implications pour le secteur financier offshore de l’île, même si des analystes soulignent que l’enjeu concerne principalement les règles de capital, imposées à la maison mère nigériane et non la stabilité financière de la banque mauricienne, régulée par la Banque de Maurice.

Publicité