Publicité

Snack Maraz

À Bel-Air, Ashvin Ramessur perpétue une tradition familiale avant l’aube

6 mars 2026, 14:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

À Bel-Air, Ashvin Ramessur perpétue une tradition familiale avant l’aube

■ Ashvin Ramessur ouvre le Snack Maraz dès 3 heures pour les travailleurs matinaux. (Photos : © Beekash Roopun)

À Bel-Air, Snack Maraz est bien plus qu’un simple point de restauration. C’est un lieu de passage incontournable, un repère pour les travailleurs matinaux et un héritage familial qu’Ashvin Ramessur perpétue avec fierté. Troisième génération à faire vivre ce petit commerce, il s’inscrit dans les pas de son grandpère et de son père, bien décidé à maintenir la tradition aussi longtemps qu’il le pourra.

En ce matin du mercredi 4 mars, la chaleur est déjà bien présente, mais elle ne semble pas affecter le propriétaire des lieux. Ashvin Ramessur est habitué à des journées qui commencent avant même le lever du soleil. À 3 heures du matin, alors que la plupart des habitants dorment encore, il est déjà à pied d’œuvre. Dans la cuisine, les petits gâteaux et les pains sont soigneusement préparés pour les premiers clients. «J’ai à cœur ceux qui partent travailler tôt dans les champs», confie-t-il avec simplicité.

Pour lui, ce travail dépasse largement la simple nécessité de gagner sa vie. Il y voit une véritable mission. «C’est toute une responsabilité. C’est comme travailler dans le social car il y a peu de snacks qui sont prêts à ouvrir à 3 heures du matin pour satisfaire leur clientèle.» Chaque matin, il accueille laboureurs et travailleurs matinaux qui savent qu’ils trouveront chez lui un repas chaud et un accueil chaleureux avant de commencer leur journée.

Ashvin Ramessur se considère comme un facilitateur. Son snack permet à ces travailleurs de démarrer leur journée sans souci. Cette régularité est une question d’honneur. Se lever aussi tôt exige discipline et courage, mais il le fait avec passion.

Si Ashvin appartient à la troisième génération à faire vivre le Snack Maraz, l’avenir de l’entreprise familiale reste incertain. Ses enfants ont choisi la voie des études et fréquentent l’université. «On ne peut pas décider pour eux. Ils sont assez grands pour décider de leur avenir», dit-il avec philosophie.

Depuis plus de 15 ans, le snack est aussi un point de vente du quotidien l’express et des publications de La Sentinelle Ltd. Ashvin Ramessur apprécie ces moments d’échange avec les clients autour de l’actualité. «C’est un plaisir d’échanger avec eux. Les journaux ont leurs clients traditionnels», explique-t-il.

Mais comme ailleurs, les habitudes changent. La vente de journaux papier a diminué avec l’essor des réseaux sociaux. «Nous vivons dans une société où tout le monde est pressé. Les gens ne vont pas attendre d’avoir un journal papier en main comme avant. Ils vont le lire sur les réseaux.»

Malgré ces évolutions, le Snack Maraz reste un symbole de constance.

Publicité