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Loi pour l’avortement : le gouvernement décidé à aller de l’avant malgré les réticences
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Loi pour l’avortement : le gouvernement décidé à aller de l’avant malgré les réticences
En dépit des voix qui s’élèvent contre l’adoption du projet de loi en faveur de l’avortement dans certains cas, le gouvernement maintient sa position. L’Attorney General, Yatin Varma (photo) l’a confirmé ce lundi 14 mai.
« C’est une décision sage et courageuse de la part du gouvernement. » C’est ainsi que Yatin Varma qualifie les amendements apportés aux lois sur l’avortement. Il a rencontré la presse après une réunion avec les membres du front commun en soutien du projet de loi pour l’avortement.
La première lecture du projet de loi en faveur de l’interruption volontaire de la grossesse sous certaines conditions sera présentée au Parlement, ce mardi 15 mai. Pas plus tard que dans la matinée du lundi 14 mai, des membres de la Plateforme pour La Vie ont fait valoir leurs points de vue contre l’avortement. Les parlementaires ont même été convoqués à cette rencontre à laquelle l’Attorney General était absent.
Yatin Varma a, toutefois, reçu les membres du front commun pour l’avortement à son bureau dans l’après-midi du lundi 14 mai. Il leur a dit que ce projet de loi, qui, selon lui, vise à protéger la santé de la femme, sera présenté au Parlement et que la décision d’aller de l’avant avec cette loi relevait d’une décision courageuse du Premier ministre.
« Je respecte les opinions divergentes. Il y aura au total quatre lectures. Il ne faut pas oublier que c’est après tant d’années de lutte que nous arrivons à cela. Nous avons travaillé d’arrache-pied pour arriver à ces amendements », soutient l’Attorney General.
Il ajoute que l’interruption volontaire d’une grossesse pourra se faire uniquement suivant certaines conditions précises et que le contrôle serait assuré.
Lindsey Collen, qui est membre de ce front commun, salue la décision du gouvernement d’aller de l’avant. Mais elle émet des réserves quant à l’adoption de ces amendements à cause des forces qui, selon elle, essaient de faire pression pour que ces lois soient abandonnées, à nouveau.
« C’est la huitième fois que l’on propose la légalisation sous certaines conditions. Auparavant, les amendements avaient été annulés. Nous avons souhaité émettre un signal fort pour que le projet ne soit pas, à nouveau, abandonné », affirme-t-elle.
Cette militante de Lalit soutient que la légalisation de l’avortement viendrait en aide aux ouvrières en détresse afin qu’elles n’aient pas recours à des pratiques illicites et dangereuses.
« Ensuite, si l’avortement sous certains critères est légalisé, la femme n’aura plus peur de se faire soigner si jamais elle a toujours choisi de se faire avorter au noir. Elle aura une chance de sauver sa vie, une fois que le tabou est brisé », ajoute Lindsey Collen.
 
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