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Shakeel Mohamed : «Il n’y a pas eu d’ingérence politique pour réintégrer Ameer »
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Shakeel Mohamed : «Il n’y a pas eu d’ingérence politique pour réintégrer Ameer »
Le ministre du Travail affirme qu’il n’y a pas eu d’intervention politique en faveur de Rehana Ameer à son poste. Pourtant, c’est le Premier ministre qui a demandé au conseil d’administration de la Mauritius Broadcasting Corporation se pencher à nouveau sur le litige entre la syndicaliste et son employeur. 
«J’apprécie qu’il n’y ait pas eu d’intervention politique pour la réintégration de Rehana Ameer ». Telle est la déclaration du ministre du Travail et des Relations Industrielles. Il a convoqué la presse à son bureau, ce jeudi 8 décembre pour une première réaction.
Selon Shakeel Mohamed, c’est l’employeur, en l’occurrence la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) qui a décidé de la réintégration de la syndicaliste limogée en décembre 2010. Le ministre ajoute que la MBC a pris une décision « en toute indépendance. »
Interrogé par lexpress.mu sur le fait que le Premier ministre ait demandé que le conseil d’administration se penche à nouveau sur le cas Rehana Ameer pour qu’un tel dénouement ait lieu, Shakeel Mohamed avance que cette démarche n’a rien d’une intervention politique en faveur de la réintégration de Rehana Ameer.
« La MBC tombe sous l’égide du Prime Minister’s Office qui est sous la responsabilité du Premier ministre. C’est là qu’il a demandé au conseil d’administration de porter un « fresh look » sur le cas de Rehana Ameer. En d’autres mots, une telle démarche était suffisante pour que la MBC voit où elle avait fauté », explique Shakeel Mohamed.
A une autre question de la presse sur l’éventualité que l’annonce de la grève de la faim de la syndicaliste ait poussé le Premier ministre à demander à la station radiotélévisée de reconsidérer le cas, Shakeel Mohamed répond : «Si le Premier ministre a agi de façon humaine et en quête de justice, il faut savoir que ce n’est pas pour Madame Ameer mais plutôt pour Jack Bizlall. Nous savons tous que s’il devait entamer cette grève, il y aurait eu des conséquences », affirme-t-il.
Il appuie son point de vue en affirmant qu’il n’y a pas eu besoin d’une annonce de grève pour que Navin Ramgoolam institue un Fact Finding Committee. Le ministre précise, toutefois, que le litige légal entre le ministère du Travail et la MBC tient toujours la route.
Selon lui, la MBC a fauté en refusant de comparaître à une réunion de conciliation. « Un refus qui a contribué à faire que ce cas ait pris une année pour arriver à un dénouement. Depuis un an on aurait pu avoir un fresh look sur le sujet », soutient Shakeel Mohamed.
En revanche, le ministre reconnait qu’il y a bien des conflits dans les relations industrielles à la MBC. Shakeel Mohamed confirme que le Prime minister’s Office a été mis au courant de cette situation et que la MBC prend déjà des mesures correctives.
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