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Syrie : 500 personnes arrêtées, et de nombreux morts

25 avril 2011, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Quelque 500 militants pro-démocratie ont été arrêtés par les forces de sécurité syriennes après la reprise en main par le régime lundi des foyers de contestation, rapporte mardi une organisation syrienne de défense des droits de l''''homme.

L''ONG indépendante Saouasia indique que, selon ses informations, au moins 20 personnes ont été tuées à Deraa, dans le sud du pays, berceau du mouvement de contestation qui a débuté le 18 mars, depuis l''arrivée des blindés lundi. Citant des sources à Deraa, Amnesty International fait état d''au moins 23 morts après le bombardement de la ville par des tanks de l''armée et dénonce "une réaction brutale aux demandes du peuple." Les forces gouvernementales ont également bombardé la périphérie de Damas, Douma et Mouadhamiya, ouvrant le feu et procédant à des arrestations lundi, au lendemain de la mort d''au moins 13 civils à Djabla, ville côtière de l''ouest de la Syrie, selon les militants des droits de l''homme. Selon des diplomates, le nombre de civils tués pourrait atteindre 50 à Deraa et 12 à Mouadhamiya.

A Washington, la Maison blanche a annoncé que l''administration Obama examinait la possibilité d''adopter des "sanctions ciblées" contre le pouvoir syrien. L''Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et le Portugal demandent au Conseil de sécurité des Nations unies de condamner la violente répression exercée par la Syrie, a-t-on appris lundi de source proche du Conseil.

Yémen : l''opposition participera à un cabinet de transition
L''opposition yéménite a finalement accepté le plan de sortie de crise présenté par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et participera à un gouvernement de transition, a-t-on appris de source proche de l''opposition.

Le plan de sortie de crise présenté la semaine dernière prévoit un transfert du pouvoir en trois mois. Les six Etats membres du CCG, alliance régionale militaire et politique, demandent au président Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président dans le délai d''un mois après la signature d''un accord. Un responsable de l''opposition devrait prendre la tête d''un gouvernement intérimaire chargé de préparer l''élection présidentielle deux mois plus tard. Le projet accorde l''immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers qui ne pourraient pas faire l''objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires.

Des manifestations inspirées des soulèvements qui ont renversé les dirigeants tunisien et égyptien en début d''année se poursuivent depuis plus de deux mois au Yémen.

Le Sri Lanka a tué des milliers de civils, selon l''ONU
Un groupe d''experts de l''ONU a jugé, lundi, que les « milliers de morts », des civils tués lors de la fin de la guerre entre le Sri Lanka et les Tigres tamouls en 2009, pourraient s''apparenter à des « crimes de guerre » et des « crimes contre l''humanité ».

Le conflit avait opposé le gouvernement et les rebelles des Tigres tamouls, et s''était soldé par la défaite de ces derniers. « Le groupe d''experts a trouvé des allégations crédibles qui, si elles sont vérifiées, montrent qu''un grand nombre de violations graves de la loi humanitaire internationale et des droits internationaux ont été commises à la fois par le gouvernement du Sri Lanka et les Tigres tamouls. Certaines d''entre elles peuvent être assimilées à des crimes de guerre et à des crimes contre l''humanité », indique le rapport. Colombo, qui a constamment nié avoir délibérément pris pour cible des civils, a récusé le rapport de la commission, le qualifiant de partial.

 

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