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Grève à Tropic Knits : 13 permis de travail révoqués, une cinquantaine de rapatriés à leur demande

6 avril 2011, 20:00

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Grève à Tropic Knits : 13 permis de travail révoqués, une cinquantaine de rapatriés à leur demande

Décision radicale à l’encontre de 13 ouvriers de l’usine Tropic Knits à Réunion, Vacoas. Leurs permis de travail ont  été révoqués. Une cinquantaine d’employés étrangersseront aussi rapatriés à leur demande.

13 ouvriers expatriés rentreront amers dans leurs pays.  Les autorités ont été sans pitié envers ces employés de l’usine Tropic Knits à Réunion, Vacoas, qui ont fait preuve de violence et d’intimidation vis-à-vis de leurs collègues. Ils seront donc rapatriés dans leurs pays respectifs le plus tôt possible.

650 ouvriers étrangers, venant du Bangladesh, du Sri Lanka, d’Inde et de Madagascar et travaillant dans cette usine, avaient entamé une grève le mercredi 30 mars dernier. Ils ont réclamé une augmentation salariale de la direction. Ils ont avancé que leurs salaires sont passés de Rs 10 000 à Rs 4 500 pour certains et Rs 6 000 pour d’autres. Cependant, le mardi 5 avril, 70 d’entre eux avaient repris leurs fonctions, mais deux d’entre eux se sont faits tabassés par leurs camarades.

Dans un communiqué émis par la direction de Tropic Knits le mercredi 6 avril, elle avance que 500 ouvriers avaient repris le travail « dans le calme », le matin. Ces ouvriers sont affectés aux départements ‘Embroidery’ et  ‘Washing’, qui tournent depuis ce jour-là avec un effectif complet. Quant aux départements ‘Make up’ et ‘Pressing’, ils affichent deux tiers complet.
Par contre, des 150 employés restants, une cinquantaine comptent rentrer dans leur pays dès que possible et les autres devraient reprendre le travail ce jeudi, à moins qu’ils campent sur leur décision ou qu’ils décident de plier bagages comme leurs  collègues.

Toujours dans le communiqué, la direction de l’usine précise que le rapatriement se fait à la demande des employés pour la grande majorité, avant de souligner que des 150 employés, le contrat d’une vingtaine  d’entre eux arrive à terme la fin de ce mois-ci. Tropic Knits affirme également prendre en charge tous les frais de rapatriement et autres soldes tout compte dus selon les termes de la loi.

Réagissant à la suite de la décision prise par la direction de l’usine, le ministre du Travail, Shakeel Mohamed, a déclaré que son ministère ne peut interférer dans une décision entre l’employeur et l’employé : «C’est la compagnie qui a décidé de rompre le contrat de ces 13 ouvriers et elle a fourni une liste des personnes qu’elle considère n’avoir pas respecté les termes y figurant», a-t-il dit.

Quant à Fayzal Ally Beegun, le président de la Textile Manufacturing and Allied Workers Union, il trouve triste que ce soit toujours le petit travailleur qui est pénalisé. « La compagnie peut avancer ce qu’elle veut, mais pour moi, il s’agit là d’une déportation pour dissuader les autres ouvriers de se révolter contre l’injustice.

Pourquoi la direction, ne fait-elle pas une enquête pour déterminer les causes exactes derrière cette grève ? Ce n’est pas la première grève chez Tropic Knits. Quatre ans de cela, quelques 600 travailleurs étrangers avaient réclamé de meilleures conditions de travail chez Tropic Knits de Quinze Cantons, Vacoas »,  dit-il.

Avant d’ajouter que les treize expatriés qui ont vu leur permis de travail être révoqué auraient dû avoir droit à un comité disciplinaire, car ces derniers se  sont endettés dans leurs pays respectifs pour venir travailler à Maurice.

 

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