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Bahreïn : le roi proclame l''état d''urgence pour trois mois
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Bahreïn : le roi proclame l''état d''urgence pour trois mois
Le roi de Bahreïn Hamad Ben Issa Al-Khalifa a proclamé l''''état d''urgence pour trois mois, alors que des manifestants prévoyaient de marcher sur l''ambassade d''Arabie saoudite ce mardi.
Lundi,  un millier de soldats saoudiens venues aider la dynastie sunnite des Al-Khalifa à contenir la contestation chiite. Les accès au centre de Manama étaient coupés par les manifestants et peu de voitures circulaient sur les routes, tandis que peu de commerces étaient ouverts dans le centre de la ville. Quelques rares patrouilles de la police de la circulation étaient visibles mais les forces anti-émeutes étaient absentes de la ville.
Des sources syndicales ont indiqué que la grève générale décrétée lundi était toujours bien suivie, tandis que les protestataires continuaient d''occuper la place de la Perle, épicentre de la contestation.
Un mort au Yémen
Le mouvement de contestation continuait de s''étendre et les tribus, l''un des piliers du  régime du président  Ali Abdallah Saleh, commençaient à basculer dans l''opposition. A Sanaa, le sit-in en cours depuis le 21 février place de l''Université s''est transformé en un immense camp de toile qui déborde sur les rues environnantes.
Les forces de sécurité ont bloqué tous les accès menant à la place à l''exception d''une entrée, pour tenter de limiter l''afflux des manifestants. Des centaines de membres de tribus se sont joints ces deux derniers jours aux manifestants, installant des tentes marquées au nom de leurs provinces. Les contestations et violences se sont poursuivies dans le reste du pays avec notamment la mort d''un opposant dans un affrontement armé avec des partisans du président Saleh dans la ville de Jouf, au nord-est de Sanaa. Il s''agit de la première victime confirmée des violences politiques dans Jouf, chef-lieu de la province du même nom, frontalière de l''Arabie saoudite.
Libye: les rebelles ont «perdu» ?
En progression sur le terrain, où il regagne des villes tenues par des insurgés, le dirigeant libyen clame sa victoire dans les médias. Le colonel Mouammar Kadhafi a affirmé mardi que les rebelles étaient en passe d''être vaincus et que le peuple libyen était à ses côtés.
Les rebelles «n''ont plus d''espoir, désormais c''est une cause perdue pour eux», a-t-il dit dans un entretien au quotidien Il Giornale dont l''envoyé spécial l''interrogeait sur le temps que pourraient mettre les forces gouvernementales pour reconquérir l''est de la Libye. Pour les insurgés, il n''y a que «deux possibilités: se rendre ou fuir», a poursuivi le dirigeant libyen, en affirmant que «ces terroristes utilisent les civils comme boucliers humains y compris les femmes ».
Il a exclu toute négociation avec les insurgés: «dialoguer avec qui? Négocier avec des terroristes liés à Ossama ben Laden n''est pas possible. Eux-mêmes ne croient pas au dialogue, ils ne pensent qu''à combattre et tuer, tuer, tuer. La communauté internationale «ne sait pas ce qui se passe vraiment en Libye, le peuple est avec moi, le reste n''est que propagande», a indiqué Mouammar Kadhafi. Selon lui, la population de Benghazi «a peur de ces gens et il faut que nous la libérions» de leur présence. «Les gens nous demandent d''intervenir en disant: Libérez-nous de ces bandes armées».
(Photo  : Des véhicules blindés à Manama, le 15 mars 2011.)
(Source : 20minutes.fr &Libération.fr)
 
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