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Après l’Adsu, c’est la Santé qui s’intéresse à l’entrepôt du magasin Wing Tai Chong
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Après l’Adsu, c’est la Santé qui s’intéresse à l’entrepôt du magasin Wing Tai Chong
Après la contravention de la police pour vente de produis contrefaits et falsification de dates d’expiration, le ministère de la Santé a placé sous scellés des produits se trouvant dans l’entrepôt du libre-service.
Après la perquisition effectuée chez Wing Tai Chong le mercredi 26 janvier à China Town, Port-Louis, l’Unité anti-piratage de la Brigade anti-drogue à procédé à une fouille à son entrepôt dans la journée du jeudi 27 janvier.
Au libre-service, des versions contrefaites de la boisson énergisante Red Bull ont été saisies, de même que des produits alimentaires dont les dates d’expiration étaient manipulés.
A l’entrepôt, des scellés ont ainsi été mis car nombre de champignons, fruits et légumes séchés étaient stockés alors que la date de péremption était dépassée. Par ailleurs, les inscriptions sur certains produits ne sont qu’en chinois.
L’inspectorat sanitaire est venu prêter main forte à la police et à la Consumer Protection Unit (CPU) car, en vertu de la loi régissant la vente d’aliments, il peut aussi prendre le commerçant en contravention. Surtout en ce qu’il s’agit de la traduction en anglais ou en français des détails de certains produits.
Une clause dans la loi stipule que tout produit venant de Chine doit être traduit par un interprète reconnu par la cour et que celui-ci doit jurer un affidavit après l’exercice. Cette pratique étant onéreuse, les commerçants ont trouvé un moyen de les faire traduire directement en Chine.
Or comme la traduction doit figurer sur le produit, la tentation de manipuler la date d’expiration est grande, celle-ci figurant également sur l’étiquette séparée. C’est ce qu’ont découvert les enquêteurs lors de l’opération policière de mercredi, des paquets de vermicelle entrant dans la préparation de mee-foon ont ainsi été saisis au libre-service.
Le propriétaire Chong Hin Tai, dit Ah Kin, âgé d’une cinquantaine d’années, a, lui, déjà été traduit en cour de Port-Louis jeudi et libéré contre une caution de Rs 15 000. Il ressort que ce n’est la première fois qu’il a des démêlés avec les autorités pour ces types d’infractions. En janvier 2009, il avait été pris en contravention par la CPU pour manipulation des dates d’expiration en infraction avec la Pre-Packed Food Regulations.
De fruits secs en passant par les crevettes séchées et les légumes en conserve. Dans d’autres cas, toutes les informations quant aux ingrédients étaient uniquement en chinois. Le propriétaire avait alors plaidé l’ignorance. Cette fois, il maintient qu’il n’a commis aucun délit et qu’il a importé ses produits directement de Chine, surtout en ce qu’il s’agit du Red Bull.
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