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Marche du peuple: grande effervescence des manifestants de Beau-Bassin à Port-Louis
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Marche du peuple: grande effervescence des manifestants de Beau-Bassin à Port-Louis
De midi à 16h, en ce 25 avril, quelques centaines de personnes, issus de divers syndicats et ONG, ont effectué une marche pacifique dans les rues de Beau-Bassin à Port-Louis, en lançant des slogans contre les licenciements de travailleurs du secteur privé et l’incinérateur de la Chaumière.
Dès midi, escortés par les forces de l’ordre, une véritable congrégation d’un peu moins d’un millier de personnes, sans compter le défilé de véhicules, avec à leurs bords encore des manifestants, empruntent les rues en direction de la capitale. Des manifestants munis de pancartes et de porte-voix, vêtus des couleurs de leurs mouvements et chantant des slogans à tue-tête. C’est la grande ferveur! Des conducteurs et passagers engagés, abusant des klaxons de leurs véhicules, lesquels sont d’ailleurs taggués de stickers et de banderoles à slogans…
Ils ont du mal à se restreindre à la voie gauche de l’autoroute, qui leur a été attribuée. Tout cela cause un embouteillage monstre, les policiers gèrent les allées et venues, font des permutations et ceux ne participant pas à la marche, s’impatientent.
Fatigués mais satisfaits, les manifestants mettront fin à leur marche au Jardin de la Compagnie, aux alentours de 16h.
Auparavant, à 11h, les syndicalistes de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), du National Trade Union Congress (NTUC), du Congress of Independent Trade Unions (CITU) et du Mauritius Labour Congress (MLC) commençaient à arriver sur le lieu du rendez-vous à la Place Pierre Renaud à Beau-Bassin. A deux pas de là, dans la cour de l’église Sacré-Cœur, ceux qui contestent l’installation d’un incinérateur à la Chaumière, dont Eco Sud, Kalipso et Plateforme anti-pollution, sont déjà très nombreux. Ils se joindront aux autres manifestants pour la «marche du peuple».
«Nous sommes concernés par l’avenir de notre pays, notre santé et celle de nos enfants. Nous ne nous laisserons pas faire, nous nous battrons jusqu’au bout… Nous ne voulons pas de cet incinérateur», soutient Vassen Kauppaymuthoo, un des militants anti-incinérateur.
Vers 11h30, tous les manifestants se regroupent à la Place Pierre Renaud pour une séance de motivation et de rappel des faits par les leaders des syndicats et d’ONG. Ces derniers prendront la parole tour à tour sur un camion.
«Nous sommes ici, aujourd’hui, pour exprimer notre colère, notre découragement vis-à-vis du gouvernement de l’Alliance sociale. Le pays n’appartient plus à la masse… Nous ne pouvons pas rester chez nous, insensibles… La misère est en train d’avancer. Nous sommes là pour initier un changement de mentalité», lance Jack Bizlall.
 Celui-ci formulera plusieurs reproches aux «capitalistes» du pays, au gouvernement actuel, au Premier ministre, Navin Ramgoolam, et au ministre des Finances, Rama Sithanen.
Reaz Chuttoo, prendra ensuite le micro: «le peuple se révolte, le peuple est furieux, le peuple marchera, le peuple fera entendre sa voix!». L’audience adore, contrairement à la police, qui, un peu agacée, clame que les orateurs sont en train de faire de l’évènement un «meeting politique».
Ceux présents ont, malgré tout, eu droit, par la suite, à d’autres interventions. Parmi, les présidents de syndicats, Toolsiraj Benydin et de Cassam Kureeman, des militants anti-incinérateur, ainsi que le témoignage pro-gréviste-«Sale by Levy» de Sarita Boodhoo.
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