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57 ans du MMM

Les Mauves écrivent l’après-Bérenger

28 septembre 2026, 11:00

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Les Mauves écrivent l’après-Bérenger

Pour la première fois depuis 1969, le Mouvement militant mauricien (MMM) a célébré hier son anniversaire sans Paul Bérenger. À l’auditorium Octave Wiehe, à Réduit, les hommages aux militants ont côtoyé les interventions sur le départ de l’ancien leader et sur le choix de rester au gouvernement.

Reza Uteem : le MMM face à l’après-Bérenger

Le président du MMM, Reza Uteem, a défendu la décision des instances de rester au gouvernement. Au Comité central du 27 mars 2026, 49 des 51 membres présents avaient voté en ce sens. Les 306 délégués présents à l’Assemblée des délégués avaient ensuite approuvé ce choix. «Si Paul Bérenger ti respekte ou desizion, li ti bizin reste. Kifer linn ale kan mazorite Komite santral ti dir res dan gouvernman?», a-t-il lancé. Il a déploré que ceux qui avaient respecté cette décision soient aujourd’hui qualifiés de «Judas».

Veda Baloomoody : «MMM pa pou enn fami»

Le trésorier du MMM et Deputy Speaker, Veda Baloomoody, a rappelé que 18 militants avaient été arrêtés lors de la manifestation de la Princesse Alexandra à l’époque. «Nous ne croyons pas au culte de la personnalité», a-t-il insisté, avant de marteler : «MMM pa pou enn fami. Se enn lekip.»

Express.mu (620 x 330) (26) ■ Kavi et Ram Joganah ont donné le ton sur scène pour marquer l'anniversaire du MMM avec des titre engagés notamment «Ton Madev».

Aadil Ameer Meea : «Il faut rester au gouvernement pour vraiment bouger les choses»

Le ministre de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises et des coopératives, Aadil Ameer Meea, a rappelé ses 15 années dans l’opposition : «À un certain moment, si vous avez envie de contribuer au développement d’un pays, il faut rentrer dans le gouvernement.»

Il a comparé les divergences politiques à celles d’un couple : «Si dan enn lakaz sak fwa ena enn problem, misie ek madam-la divorse, ki pou ariv bann zanfan?»

Deven Nagalingum : la riposte aux «Judas»

Le ministre de la Jeunesse et des sports, Deven Nagalingum, a dénoncé à son tour ces attaques : «Zis trwa kinn res lot kote. Eski savedir tou seki inn suiv-la se bann Judas?»

Ajay Gunness : 57 ans contre les divisions

Le Deputy Leader du MMM, Ajay Gunness, a salué les vétérans de 57 années de lutte contre le communalisme et la division. Il a insisté sur le respect des instances et appelé les militants à ne pas écouter les «députés Facebook».

Express.mu (620 x 330) (27) ■ Swaley Kasenally (avec la casquette) était présent.

Rajesh Bhagwan : «Na pena de MMM»

Accueilli par des applaudissements, le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, a été catégorique : «Na pena de MMM, ena enn sel MMM.» Selon lui, la présence au gouvernement n’est pas motivée par les privilèges.

Arianne Navarre-Marie : le refus de «la fuite»

Dernière intervenante, la Première ministre adjointe et Acting Prime Minister, Arianne Navarre-Marie, a défendu la ligne du parti au nom des générations futures : «Le MMM ne peut pas à chaque fois choisir la fuite.»

Elle a appelé les militants à se méfier des réseaux sociaux : «Pa tonb dan piez Facebook. Pa ekout palab. Zot sig se Facebook Manti Palab.»

Express.mu (620 x 330) (28) ■ (De g. à dr.) Yvon Marie, époux d’Arianne Navarre-Marie, Dany Marie de ReA, Shakeel Mohamed de Parti travailliste (PTr), Kugan Parapen de ReA et Dhaneshwar Damry de PTr.

Ils ont dit

Drish Baboolall, jeunesse militante

Drish Baboolall a lancé : «57 ans plus tard, nous sommes toujours là.» Avant de conclure : «Aujourd’hui, on célèbre 57 ans. Mais pour nous, la vraie célébration commence demain.»

Christelle Legrand, présidente de l’Aile féminine

L’adjointe au maire de Vacoas-Phoenix range le féminisme parmi les valeurs fondatrices du parti. Elle a cité l’exemple d’Arianne Navarre-Marie, issue des rangs mauves. «Cela nous rend fières.»

Jyoti Jeetun, membre du bureau politique

Jyoti Jeetun a rappelé : «Un anniversaire, c’est l’occasion de regarder dans le rétroviseur, mais c’est surtout de regarder devant.» D’où la question qui fâche : «What next?» Car «l’île Maurice de 2026 n’est pas l’île Maurice de 1969».

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