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National Crime Agency
Joanna Bérenger : «Un monstre» qui inquiète le FMP
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Joanna Bérenger : «Un monstre» qui inquiète le FMP
Joanna Bérenger durcit le ton contre le projet de National Crime Agency (NCA). Pour la députée du Fron Militan Progresis (FMP) et whip de l’opposition, la réforme proposée ne constitue pas seulement une nouvelle architecture de lutte contre la criminalité. Elle porte, selon elle, le risque de concentrer entre les mains du pouvoir exécutif des moyens d’action trop importants.
À l’issue de la conférence de presse du FMP, ce samedi, elle a décrit la future agence comme «un monstre» susceptible, à terme, d’être dirigé par le Premier ministre. Elle estime que le dispositif représente un danger potentiel pour l’ensemble des Mauriciens, mais aussi pour la liberté de la presse et les libertés individuelles.
Son inquiétude est également constitutionnelle. Joanna Bérenger affirme que la question de la conformité du projet à la Constitution mérite d’être sérieusement examinée, alors que son parti envisage lui-même une analyse juridique plus poussée du texte.
La députée a également répondu aux critiques concernant sa rupture avec ses anciens camarades du MMM. Elle réfute l’idée selon laquelle son choix aurait été motivé par une volonté d’obtenir un poste ou de rejoindre l’opposition. Elle reproche plutôt à ses anciens partenaires de consacrer leur énergie à des querelles politiques alors que, selon elle, la situation exige un débat de fond sur des dossiers comme la corruption, le trafic d’influence et désormais la NCA.
Joanna Bérenger assure ainsi que sa démarche est guidée par une préoccupation qu’elle présente comme politique, mais surtout institutionnelle : empêcher «qu’une réforme destinée à renforcer la lutte contre le crime ne fragilise en même temps les libertés qu’elle est censée protéger».
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