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Carnet de bord (Chroniques de Beijing)

Face aux défis de compétitivité, Wuxi No. 1 Cotton Textile Group mise sur la technologie

18 septembre 2026, 20:00

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Face aux défis de compétitivité, Wuxi No. 1 Cotton Textile Group mise sur la technologie

■ Pour faire face à la hausse des coûts et à la concurrence, l’entreprise mise progressivement sur l’automatisation et les outils numériques.

Dans une usine textile de Wuxi, les machines occupent désormais une place centrale dans une production destinée en grande partie aux marchés étrangers. À mesure que le coût de la main-d’œuvre augmente en Chine et que la concurrence se renforce, l’automatisation et les technologies numériques deviennent pour certains industriels des moyens de maintenir leur compétitivité.

C’est ce que nous avons pu observer le 15 septembre lors d’une visite chez Wuxi No. 1 Cotton Textile Group, dans la province du Jiangsu. Spécialisé dans la fabrication de fils et de tissus en coton, le groupe exporte, selon ses chiffres officiels, environ 75 % de sa production vers l’Europe, les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et l’Asie du Sud-Est.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de concurrence avec des pays où les coûts de main-d’œuvre restent plus faibles. Selon les analyses économiques de la Banque mondiale sur le secteur de l’habillement, des écarts de compétitivité significatifs persistent entre la Chine et des pays comme l’Inde et le Pakistan.

Sur ses sites industriels du Jiangsu, s’appuyant sur près de 480 000 broches à filer et 780 métiers à tisser, le groupe affiche une capacité annuelle de 26 000 tonnes de fils et 30 millions de mètres de tissus, soit les grey fabrics. L’entreprise fabrique différents types de fils de coton, comme des fils peignés extra-fins et des fils flammés, ainsi que des mélanges associant le coton à la soie, au cachemire ou au modal.

Vers une production davantage automatisée

Sous sa marque TALAK, le groupe commercialise ses gammes à l’international et travaille également avec des acteurs majeurs du secteur du luxe. Hugo Boss, Burberry et Armani sont cités parmi ses partenaires ou clients.

Pour faire face à la hausse des coûts et à la concurrence, l’entreprise mise progressivement sur l’automatisation et les outils numériques. «En Chine, le coût de la main-d’œuvre augmente chaque année. Mais nous faisons face à une forte concurrence dans le monde, notamment de la part de l’Inde, du Pakistan et d’autres pays en développement. Nous devons donc réduire nos coûts pour pouvoir être compétitifs avec eux», explique Julian Zhu Ping An, Deputy Director of Sales.

Pour lui, les machines ne constituent toutefois qu’une partie de la réponse. «Ce n’est pas seulement une question de machines. Il faut aussi utiliser les technologies numériques et intelligentes afin de pouvoir contrôler la qualité», souligne-t-il. Dans l’usine, cette évolution se traduit par une place plus importante accordée aux équipements automatisés et aux systèmes numériques. L’objectif est de mieux suivre la production et la qualité des fils.

Le groupe se rapproche ainsi de ce qu’il décrit comme l’«Industrie 4.0». «Si nous voulons survivre sur un marché concurrentiel, nous devons continuer à nous améliorer. Cette progression implique beaucoup de choses», affirme Julian Zhu Ping An.

Le coton, premier maillon

La recherche de régularité commence bien avant la fabrication du fil. Le groupe s’approvisionne en coton en particulier en Chine et auprès de plusieurs pays, aux États-Unis, au Brésil, en Australie et en Égypte. Lors du mélange des fibres, leur homogénéité est importante. «Lorsque nous mélangeons des fibres de coton, elles doivent être similaires», souligne le responsable. La qualité de la matière première reste donc un élément important dans une production qui doit répondre aux exigences de clients internationaux.

Interrogé sur le coton provenant d’Afrique, Julian Zhu Ping An évoque aussi la présence possible de matières étrangères dans les fibres, par exemple des cheveux. Il estime néanmoins que cette situation peut être améliorée. Si les producteurs d’Afrique parviennent à moderniser leurs récoltes pour éliminer les impuretés évoquées, la montée en qualité du coton constituerait une opportunité pour l’ensemble des acteurs.

Ces enjeux trouvent un écho dans la réalité mauricienne, où l’augmentation des coûts de production et la rareté de la main-d’œuvre locale affectent les usines textiles.

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