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Royaume-Uni

Galles, Écosse, Irlande du Nord : les nationalistes resserrent les rangs face à Westminster

14 septembre 2026, 17:30

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Galles, Écosse, Irlande du Nord : les nationalistes resserrent les rangs face à Westminster

Rhun ap Iorwerth, Michelle O'Neill et John Swinney. (Crédit photo : © BBC)

Pour la première fois depuis le début de la dévolution, le pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord sont dirigés par des responsables nationalistes favorables à une évolution de leurs relations avec le Royaume-Uni. Le Premier ministre du pays de Galles, Rhun ap Iorwerth, la Première ministre de l’Irlande du Nord, Michelle O’Neill, et le Premier ministre de l’Écosse, et John Swinney, se retrouvent depuis ce matin, lundi 14 septembre, à Cardiff, au pays de Galles, pour évoquer notamment un renforcement de leur coopération et les enjeux constitutionnels auxquels leurs nations sont confrontées.

Cette rencontre marque la première réunion en personne des trois dirigeants nationalistes depuis l’élection, en mai, de Rhun ap Iorwerth, chef de Plaid Cymru, au poste de Premier ministre du pays de Galles. En Écosse comme en Irlande du Nord, John Swinney et Michelle O’Neill défendent également une évolution constitutionnelle susceptible de conduire, à terme, leurs nations à quitter le Royaume-Uni.

Si une volonté commune de renforcer l’autonomie et le droit à l’autodétermination se dessine, les trois dirigeants ne suivent pas pour autant la même feuille de route. John Swinney et Michelle O’Neill évoquent ouvertement la possibilité de référendums sur l’avenir constitutionnel de leurs territoires. Rhun ap Iorwerth, de son côté, a exclu pour l’heure de réclamer un référendum sur l’indépendance du pays de Galles. La présidente du Sinn Féin, Mary Lou McDonald, prend également part aux discussions.

L’après-midi sera consacré à la poursuite des échanges entre Rhun ap Iorwerth et John Swinney. Les deux dirigeants doivent notamment signer un accord consacré à une «future collaboration» dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

Énergie, économie et autodétermination

Pour Plaid Cymru, «l’évolution du paysage politique dans ces îles» rend nécessaire une coopération politique plus étroite entre les nations. L’énergie, l’économie et les relations avec l’Europe devraient figurer parmi les principaux domaines de collaboration. Les discussions porteront également sur les «questions politiques et constitutionnelles plus larges auxquelles nos nations sont confrontées», ainsi que sur le droit à l’autodétermination.

Rhun ap Iorwerth considère les élections galloises de mai comme «un tournant pour le pays de Galles». Il estime qu’une prise de conscience progresse autour de l’idée que «le modèle de Westminster ne fonctionne plus». John Swinney tient un discours similaire. Le dirigeant du SNP affirme qu’un consensus grandissant considère désormais que «le système de Westminster n’est tout simplement plus adapté» aux besoins des citoyens. Michelle O’Neill estime, pour sa part, que les intérêts de la population de l’île d’Irlande «n’ont jamais été servis par ceux de Westminster». Elle considère que les changements politiques sont déjà engagés et que les nations doivent se préparer à une éventuelle transformation constitutionnelle.

Mary Lou McDonald souligne toutefois que les trajectoires du pays de Galles, de l’Écosse et de l’Irlande du Nord vers l’autodétermination demeurent différentes. Elles partageraient néanmoins un même principe : celui du droit des populations à déterminer leur propre avenir.

L’Écosse au centre des débats

La réunion de Cardiff intervient alors que la question de l’Indépendance écossaise connaît un nouveau regain d’attention à Westminster. Lors des questions au Premier ministre mercredi dernier, Andy Burnham avait laissé entendre qu’un second référendum sur l’Indépendance de l’Écosse pourrait être envisagé si un soutien populaire clairement établi se dessinait. Il avait notamment établi un parallèle avec les dispositions de l’accord du Vendredi saint concernant un éventuel référendum sur l’avenir constitutionnel de l’Irlande du Nord. John Swinney avait salué cette évolution de ton. Andy Burnham a toutefois ensuite précisé qu’un nouveau référendum écossais restait «hors de question».

En septembre 2014, les Écossais avaient rejeté l’indépendance, avec 55 % des voix contre 45 %. Au pays de Galles, l’approche est plus progressive. Devenu, après les élections de mai, le premier Premier ministre gallois non travailliste, Rhun ap Iorwerth a exclu de réclamer un référendum sur l’indépendance durant le premier mandat de son parti. Il privilégie plutôt l’ouverture d’une «conversation nationale» sur l’avenir constitutionnel du pays. Son gouvernement prévoit notamment de créer une commission nationale destinée à «poser les fondations» de futurs projets en faveur de l’indépendance du pays de Galles.

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