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Chagos

Maurice et Londres reprennent les discussions mercredi

8 septembre 2026, 16:00

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Maurice et Londres reprennent les discussions mercredi

Le dossier des Chagos revient sur la table cette semaine. Des représentants mauriciens doivent rencontrer, par visioconférence, demain, des responsables du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) britannique afin de reprendre les discussions autour du traité entre Maurice et le Royaume-Uni.

Cette reprise intervient dans un contexte particulier, alors que le nouveau gouvernement britannique dirigé par Andy Burnham réaffirme son engagement envers l’accord, malgré les interrogations entourant la position des États-Unis et les critiques qui continuent de se faire entendre au Royaume-Uni.

Lors de la reprise parlementaire à Londres mardi dernier, Uma Kumaran, Parliamentary Under-Secretary of State au FCDO, a défendu la position du gouvernement britannique. Elle a assuré que Londres continuait à travailler avec Maurice et les États-Unis afin de faire avancer le traité.

Uma Kumaran a également réaffirmé que «le maintien du contrôle opérationnel à long terme et de la sécurité de la base demeure une priorité absolue». Concernant Washington, elle a soutenu que «l’administration américaine a, à plusieurs reprises, soutenu cet accord». La ministre du Foreign, Commonwealth and Development Office a également confirmé que les fonds nécessaires à la mise en œuvre du traité restaient prévus au budget.

Andy Burnham, pour sa part, ne s’est pas encore publiquement prononcé de manière détaillée sur sa position concernant l’accord depuis son arrivée au 10 Downing Street. Mais les prises de position de plusieurs membres de son gouvernement indiquent jusqu’ici une volonté de poursuivre le processus.

Selon The Times, le secrétaire à la Défense, Wes Streeting, a déclaré être «committed» à l’accord sur les Chagos. Dans une réponse adressée à James Cartlidge, Shadow Defence Secretary, il a insisté sur l’importance stratégique de Diego Garcia. «La base militaire conjointe Royaume-Uni–États-Unis de Diego Garcia est essentielle à la sécurité du Royaume-Uni et de nos alliés, et le gouvernement reste engagé envers l’accord comme étant le meilleur moyen de garantir les opérations à long terme de la base et de la protéger contre toute contestation juridique», a-t-il écrit.

Wes Streeting a également indiqué travailler «étroitement» avec les États-Unis sur ce dossier.

Les critiques s'intensifient

Cette position intervient toutefois après de nouvelles critiques de Donald Trump. Jeudi 3 septembre, le président américain a qualifié l’accord sur les Chagos de «terrible». «C’était comme s’ils le donnaient à des gens dont personne ne sait même s’ils ont un quelconque droit dessus», a-t-il déclaré à GB News. Il a ajouté que l’accord relevait du précédent gouvernement britannique et estimé que le nouveau Premier ministre devrait se pencher sur la question.

Un autre élément important concerne Jonathan Powell, l’un des architectes et principaux négociateurs de l’accord avec Maurice. Celui-ci a conservé son poste de National Security Adviser sous le gouvernement d’Andy Burnham.

L’opposition britannique continue, elle, de mettre la pression sur le gouvernement. James Cartlidge a déclaré au Times que la position de l’administration Burnham confirmait la poursuite de l’accord négocié sous le précédent gouvernement. «Nous avons maintenant noir sur blanc que le Labour de Burnham poursuivra l’accord insensé de Starmer sur les Chagos», a-t-il déclaré. Il accuse également le gouvernement travailliste de vouloir céder un territoire sous souveraineté britannique.

Les tensions autour du dossier pourraient prendre une nouvelle dimension lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies à New York. Celle-ci devrait notamment être l’occasion d’une première rencontre en face-à-face entre Andy Burnham et Donald Trump, alors que le dossier des Chagos demeure un point sensible dans les relations entre Londres et Washington.

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