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Pré-primaires privées
Le dialogue se poursuit, la grève du 16 septembre toujours d’actualité
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Pré-primaires privées
Le dialogue se poursuit, la grève du 16 septembre toujours d’actualité
Même si le ministre affirme que le dialogue avec la CTSP est engagé, la celle-ci maintient la grève du 16 septembre, en attendant qu’une solution soit trouvée.
Le gouvernement mise sur le dialogue pour désamorcer le conflit qui oppose la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) aux autorités sur la réforme du Grant-in-Aid (GIA) des écoles pré-primaires privées. Si des avancées ont été enregistrées lors d’une réunion technique tenue mardi, le syndicat maintient pour l’heure son appel à la grève prévu le 16 septembre.
Interrogé en marge de la MCB Foundation Scholarship 2026, mercredi, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, s’est voulu rassurant sur l’état des négociations. «La CTSP a dit qu’elle est en partie satisfaite avec la rencontre tenue mardi, surtout avec le représentant du ministère des Finances. Il a été convenu qu’il y aura encore une rencontre avant que la CTSP ne prenne une décision finale. Nous sommes dans un processus de dialogue», a déclaré le ministre. Selon lui, les échanges se poursuivent entre toutes les parties concernées afin de parvenir «dans la mesure du possible», à un terrain d’entente.
Après deux renvois, la CTSP a finalement participé mardi à un Technical Committee au ministère de l’Éducation, à Phoenix. Autour de la table figuraient des représentants des ministères des Finances et du Travail, ainsi que de la National Remuneration Board (NRB). Pour Jane Ragoo, secrétaire de la CTSP, la réunion a permis d’obtenir une première avancée concernant les 126 écoles accueillant entre 10 et 20 enfants. Jusqu’ici, ces établissements ne prévoyaient qu’une enseignante et un attendant.
Le syndicat estime qu’une telle configuration met en péril la sécurité des enfants. «Si un enfant tombe malade, ou même si l’enseignant est absent, il faut un assistant-enseignant», plaide Jane Ragoo. Le ministère aurait désormais accepté d’examiner l’introduction de ce poste dans ces écoles. En revanche, la CTSP reste préoccupée par le projet de confier aux enseignants les fonctions de manager, en échange d’une allocation mensuelle de Rs 5 000. Le syndicat craint que cette mesure n’entraîne la disparition de nombreux postes administratifs et réclame des données précises sur le nombre de managers concernés, leur âge et leurs responsabilités actuelles.
Salaires et loyers au cœur des discussions
Les questions financières demeurent également sensibles. La CTSP affirme que 117 écoles ne bénéficient plus d’une prise en charge de leur loyer et demande un examen individuel de chaque dossier, en tenant compte des dépenses réelles et du nombre d’élèves. Autre sujet de friction : les écarts de rémunération entre les employés du secteur. Selon Jane Ragoo, certains managers pourraient toucher jusqu’à Rs 35 000, tandis que de nombreux travailleurs perçoivent entre Rs 19 000 et Rs 20 000. Le syndicat réclame un alignement sur les salaires pratiqués dans les écoles SENS, où un enseignant débutant gagnerait environ Rs 28 000. La CTSP souhaite également clarifier le traitement des années de service antérieures à 2024 et demande une concertation entre le ministère des Finances et la Mauritius Revenue Authority sur les questions de retraite et de contributions.
Malgré un climat jugé plus constructif, la centrale syndicale ne baisse pas la garde. Elle exige une nouvelle rencontre avec les autorités avant le 16 septembre et demande qu’aucun salarié ne soit contraint de signer un nouveau contrat de travail avant que celui-ci n’ait été examiné par le syndicat. Le dialogue est donc bel et bien engagé. Reste désormais à savoir si les prochaines négociations permettront d’éviter un mouvement de grève qui pourrait affecter des centaines d’écoles pré-primaires privées à travers le pays.
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