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Affaire Moheeputh
La plaignante dit craindre des «allégations infondées»
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Affaire Moheeputh
La plaignante dit craindre des «allégations infondées»
La libération sous caution du Dr Nishan Moheeputh, en attendant l’examen de son appel, a suscité une nouvelle démarche de la policière à l’origine de sa condamnation pour attentat à la pudeur. Mercredi, une Woman Police Constable, âgée de 34 ans, s’est rendue au poste de police de Rose-Belle pour consigner une déclaration préventive.
Cette démarche intervient quelques jours après la condamnation du chirurgien plasticien à six mois d’emprisonnement par la Cour intermédiaire. Reconnu coupable le 7 juillet dernier, le Dr Moheeputh avait contesté les faits depuis le début de la procédure. Après le prononcé de la sentence, il a fait appel et obtenu sa remise en liberté sous caution.
Dans sa déclaration, la policière dit notamment craindre de faire prochainement l’objet d’«allégations infondées» de la part du médecin. Elle explique aux enquêteurs qu’elle ignore quelles pourraient être les intentions de celui-ci, maintenant qu’il se trouve à nouveau en liberté. Elle souhaite ainsi que sa démarche soit officiellement consignée avant qu’une éventuelle accusation ne soit formulée contre elle.
L’affaire remonte au 29 avril 2022. La policière, alors âgée de 29 ans, s’était rendue dans une clinique privée pour une intervention esthétique au niveau des lèvres. Elle avait ensuite rapporté à la police que le médecin lui avait imposé des gestes à caractère sexuel, notamment des attouchements et plusieurs baisers, sans son consentement. Elle avait signalé les faits quelques jours plus tard et remis aux enquêteurs des échanges WhatsApp avec le praticien.
Le Dr Moheeputh avait livré une tout autre version, affirmant notamment que la patiente avait elle-même initié certains gestes. La magistrate Jade Ngan Chai King a toutefois retenu la culpabilité du médecin, estimant que les éléments du dossier, dont les échanges entre les deux parties, établissaient les faits au-delà de tout doute raisonnable.
Libéré contre une caution de Rs 40 000 et une reconnaissance de dette de Rs 120 000, le médecin doit se présenter deux fois par semaine au poste de police de Goodlands. Il lui est également interdit d’entrer en contact avec la plaignante, dans l’attente de l’issue de son appel.
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