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Domestic Abuse Act 2026

Arianne Navarre-Marie veut passer de la loi à l’action

25 août 2026, 12:00

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Arianne Navarre-Marie veut passer de la loi à l’action

Passer du texte de loi à son application concrète. C’est l’objectif affiché par la Deputy Prime Minister et ministre de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille, Arianne Navarre-Marie, qui a lancé hier, au Gold Crest Hotel, à Quatre-Bornes, une formation de quatre jours consacrée à la Domestic Abuse Act 2026. Une première étape avant d’autres sessions destinées à ceux qui devront l’appliquer sur le terrain.

Police, personnel médical, travailleurs sociaux, organisations non gouvernementales (ONG), services pénitentiaires et, bientôt, le corps judiciaire… tous sont concernés. Pour la ministre, la réussite de cette loi dépendra de la capacité des services à travailler ensemble auprès des victimes. Arianne Navarre-Marie a donné le ton : «Chaque jour, quelque part à Maurice, une femme, un enfant, parfois un homme, pousse une porte qu’il n’aurait jamais voulu pousser». Cette porte peut être celle d’un poste de police, d’un hôpital, d’un service social ou des Family Support Services.

Présentée à l’Assemblée nationale en juillet et appelée à être proclamée prochainement, la Domestic Abuse Act 2026 élargit le champ des violences reconnues par la loi. Aux violences physiques et sexuelles s’ajoutent désormais les violences psychologiques, émotionnelles, économiques et numériques. «Toutes les blessures ne sont pas visibles», a rappelé la ministre.

Contrôler un compte bancaire, surveiller un téléphone ou envoyer des messages humiliants peuvent aussi constituer des formes d’abus. «Une victime qui n’a pas de bleus n’est pas une victime qui invente. Un homme qui n’ose pas parler n’est pas moins en danger», a-t-elle insisté. La nouvelle législation introduit aussi l’Exclusion Order, qui permet à un membre de la famille d’obtenir une protection, au-delà du seul cadre conjugal.

La session lancée hier n’est qu’un début : un volet de training of trainers permettra à certains participants de former leurs collègues, avant d’autres formations avec le judiciaire, les ONG et la santé. La ministre a aussi évoqué la collaboration avec SafeLives UK, partenaire international, pour renforcer l’évaluation des risques et la prévention.

Interrogée sur le meurtre du bébé de sept mois dimanche, la ministre s’est dite choquée et a condamné «fortement» cet acte, indiquant que la police enquête et que des officiers du ministère accompagnent la famille.

Face aux appels à modifier les lois après chaque drame, la ministre estime que l’urgence est ailleurs. «Les lois existent bel et bien. Il faut les appliquer dans toute leur rigueur», a-t-elle déclaré, appelant les responsables chargés de faire respecter la loi à agir avec toute la rigueur nécessaire. Pour elle, le véritable défi commence désormais : faire de la Domestic Abuse Act 2026 un outil concret de protection et garantir à chaque victime une réponse respectueuse et digne.

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