Publicité

Attentat à la pudeur

Le Dr Nishan Moheeputh écope de six mois de prison

25 août 2026, 11:30

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Le Dr Nishan Moheeputh écope de six mois de prison

Reconnu coupable d’attentat à la pudeur le 7 juillet, le chirurgien plasticien Dr Nishan Moheeputh connaît désormais sa peine. La cour intermédiaire lui a infligé, ce mardi 25 août, six mois d’emprisonnement. La sentence a été prononcée par la magistrate Jade Ngan Chai King.

L’affaire remonte au 29 avril 2022. Ce jour-là, une policière âgée de 29 ans s’était rendue dans une clinique privée pour une consultation médicale. Elle avait par la suite porté plainte, affirmant avoir subi des gestes inappropriés de la part du médecin, notamment des attouchements et des baisers qu’elle disait ne pas avoir consentis.

Tout au long de la procédure judiciaire, le Dr Nishan Moheeputh a nié les accusations portées contre lui et maintenu sa version des faits. La cour a toutefois estimé que les éléments présentés au procès établissaient sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable.

Dans son jugement rendu le 7 juillet, la magistrate avait accordé une importance particulière à plusieurs pièces versées au dossier, dont des échanges de messages intervenus après les faits allégués. Elle avait également estimé que le témoignage de la plaignante était resté constant et crédible sur les éléments essentiels de l’affaire.

Lors des débats sur la peine, le représentant du ministère public avait réclamé une peine d’emprisonnement, tandis que la défense avait plaidé en faveur d’une peine non carcérale. La cour a finalement condamné le praticien à six mois de prison.

Le Dr Nishan Moheeputh a indiqué qu’il comptait interjeter appel de cette condamnation.

Pour rappel, le Dr Nishan Moheeputh avait été suspendu de ses fonctions par le Medical Council le 13 février 2025, dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite du décès de la magistrate Varsha Devi Biefun-Doorga. Cette dernière était décédée le 23 juillet 2024 d’une septicémie provoquée par une perforation intestinale, après avoir subi une intervention chirurgicale dans une clinique privée pratiquée par le Dr Moheeputh. À la suite d’une plainte déposée par la mère de la défunte, le Medical Council avait mené une enquête préliminaire et estimé, le 12 février 2025, qu’il existait des éléments prima facie de négligence professionnelle. Le conseil avait alors jugé, dans l’intérêt public, nécessaire de suspendre immédiatement le praticien et lui avait interdit toute pratique médicale. Le Dr Moheeputh avait contesté cette décision et avait ensuite comparu devant le Medical Disciplinary Tribunal. En avril de cette année, il a de nouveau été autorisé à exercer.

Publicité