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Médecins spécialistes : la FCSOU réclame l’application d’une décision du tribunal
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Médecins spécialistes : la FCSOU réclame l’application d’une décision du tribunal
■ Narendranath Gopee, négociateur de la FCSOU, demande au ministère de la Santé d’appliquer la décision du tribunal et de régulariser la rémunération des médecins spécialistes de garde.
La Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) hausse le ton contre le ministère de la Santé. Son négociateur, Narendranath Gopee, affirme que des médecins spécialistes n’auraient toujours pas été rémunérés pour leurs périodes de garde, malgré une décision du tribunal rendue en janvier 2026 sur l’organisation des services spécialisés 24 heures sur 24. Le syndicat demande désormais l’application immédiate de cet award et n’exclut pas de saisir la Cour suprême.
Au cœur du litige se trouve une réforme introduite avec le Budget 2022-2023. Selon Narendranath Gopee, avant cette date, les spécialistes travaillaient selon un système d’«on call» et d’«in attendance». Une fois leur service terminé, ils pouvaient regagner leur domicile tout en restant de garde. Ils demeuraient joignables à tout moment pour fournir un avis médical ou intervenir en urgence à l’hôpital, ces périodes donnant lieu au versement d’une allocation spécifique.
Avec l’introduction des 24/7 Specialised Services, ce modèle a été remplacé par une présence obligatoire des médecins au sein des établissements hospitaliers durant leurs gardes. Pour la FCSOU, cette nouvelle organisation n’a pas été accompagnée des ressources humaines nécessaires, notamment dans des spécialités telles que l’anesthésie, la pédiatrie et la gynécologie. «Cette mesure a complètement débalancé les heures de travail des médecins, qui se sont retrouvés à travailler en dehors des normes internationales», soutient Narendranath Gopee. Il ajoute que cette réorganisation n’avait d’ailleurs pas été recommandée par le Pay Research Bureau.
Une décision favorable au syndicat
Face à cette situation, la Government Medical and Dental Staff Association avait porté l’affaire devant la Commission de conciliation et de médiation. Les discussions ayant abouti à un deadlock, le dossier a ensuite été référé au tribunal.
Le 15 janvier 2026, celui-ci a rendu un award que la FCSOU présente comme favorable aux médecins. D’après le syndicat, le tribunal aurait jugé l’implémentation du système 24/7 irrégulière et estimé que les conditions de travail imposées aux spécialistes ne respectaient pas les normes en vigueur. La décision prévoirait également un retour au régime de garde fondé sur le «on call» et l’«in attendance».
Or, sept mois après ce jugement, Narendranath Gopee affirme qu’aucune circulaire n’a été émise par le ministère pour appliquer cette décision dans les hôpitaux.
La Cour suprême envisagée
La principale conséquence, selon la FCSOU, concerne la rémunération des spécialistes. Le syndicat dit avoir reçu plusieurs plaintes de médecins qui assurent avoir effectué des gardes depuis février sans percevoir les allocations correspondantes.
Narendranath Gopee affirme que des vérifications ont été menées auprès des départements des finances des hôpitaux. «Les officiers nous ont fait comprendre qu’ils n’ont reçu aucune directive du ministère de la Santé, alors que la décision du tribunal date de janvier», déclare-t-il.
Le négociateur estime qu’il est impératif que le ministère transmette rapidement des instructions officielles afin de rétablir l’ancien régime de garde et de permettre le paiement des sommes dues aux praticiens concernés. La FCSOU indique avoir tenté, sans succès, d’obtenir une rencontre avec le Senior Chief Executive du ministère de la Santé afin de débloquer le dossier. Faute de réponse, le syndicat envisage désormais une démarche judiciaire.
«Nous espérons que le ministère entendra notre appel et qu’il émettra une circulaire dans tous les hôpitaux. Si aucune réponse n’est obtenue, nous serons contraints de nous tourner vers la Cour suprême pour faire exécuter la décision du tribunal», prévient Narendranath Gopee.
Pénurie de médicaments au New Cancer Centre : des sanctions annoncées
Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, hausse le ton face à la pénurie de médicaments signalée au New Cancer Centre. En marge de la campagne de promotion de la santé organisée au Phoenix Mall, samedi, il a annoncé que des sanctions devraient être prises dès aujourd’hui contre le responsable de ce dossier.
«J’ai compris qu’il y avait un manque dans le centre et la personne responsable devra en subir les conséquences», a-t-il déclaré. Le ministre a rappelé que le gouvernement s’est engagé à garantir la continuité des traitements, en particulier pour les patients atteints de cancer.
Selon lui, toute négligence dans l’approvisionnement en médicaments est inacceptable, les conséquences pouvant être dramatiques pour des personnes sous chimiothérapie ou d’autres traitements oncologiques. «Les médicaments sont vitaux. Qu’importe la négligence, le responsable paiera les conséquences. Nous avons un gouvernement sérieux», a insisté Anil Bachoo.
Dossier implants cochléaires : Anil Bachoo dit découvrir
L’affaire Le dossier des implants cochléaires n’est pas parvenu jusqu’au bureau du ministre de la Santé. Interrogé sur une radio privée, Anil Bachoo affirme ne pas avoir été informé de la situation dénoncée par l’Association pour la protection des droits des handicapés (APDH).
La semaine dernière, l’express révélait qu’une cinquantaine d’enfants, de jeunes et d’adultes nécessitant un suivi lié à un implant cochléaire étaient toujours dans l’attente d’une réponse des autorités. Selon l’APDH, plusieurs lettres adressées au ministère depuis mai 2025, ainsi qu’une pétition déposée au siège du ministère de la Santé, sont restées sans suite.
«Je ne suis pas au courant. Je trouve même un peu drôle que je n’aie pas été mis au courant de cette affaire, parce que je reçois les personnes à mon bureau», a déclaré le ministre. Anil Bachoo souligne toutefois avoir déjà traité d’autres dossiers liés au handicap, notamment ceux concernant les enfants atteints d’autisme, avec l’ouverture récente d’un centre spécialisé dans la région de Flacq.
Ritalin : Le stock est de retour, les parents soulagés
Les parents peuvent enfin pousser un «ouf» de soulagement. Le ministère de la Santé a obtenu un nouvel approvisionnement de methylphenidate, plus connu sous le nom de Ritalin, utilisé dans la prise en charge des enfants suivis pour un Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
En juin dernier, plusieurs familles avaient fait part de leur inquiétude face à une rupture de stock de ce médicament à l’hôpital Brown-Séquard, à Beau-Bassin, principal établissement public où le traitement est prescrit et distribué. Une situation qui avait suscité de nombreuses interrogations chez les parents, particulièrement préoccupés par une éventuelle interruption du traitement de leur enfant.
Le Ritalin joue en effet un rôle important dans la prise en charge du TDAH, notamment en favorisant la concentration et en réduisant l’impulsivité. Pour certaines familles, la continuité du traitement est essentielle au quotidien, notamment dans le cadre scolaire.
Si l’approvisionnement est désormais assuré, cette pénurie aura néanmoins mis en lumière les inquiétudes liées à la disponibilité de certains médicaments. Des parents avaient notamment appelé les autorités à diversifier les sources d’approvisionnement et à explorer davantage les possibilités offertes par des pays voisins, dont La Réunion, où ce médicament serait disponible.
Pour les familles concernées, l’essentiel est désormais de retrouver une certaine stabilité et de pouvoir assurer la continuité du traitement de leurs enfants.
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