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98 morts sur les routes
Le ministre Osman Mahomed prépare un durcissement de la loi «to bwar, to tase»
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98 morts sur les routes
Le ministre Osman Mahomed prépare un durcissement de la loi «to bwar, to tase»
Le bilan de la sécurité routière continue d’inquiéter. À hier, 98 personnes avaient perdu la vie sur nos routes depuis le début de l’année. Face à cette situation, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, annonce une nouvelle série d’amendements au Road Traffic Act, avec un durcissement particulier contre la conduite sous l’influence de l’alcool ou de la drogue.
Contacté à ce sujet, le ministre rappelle que le permis à points est entré en vigueur alors que le pays comptait déjà 19 morts sur les routes au 31 janvier 2026. Tous les trois mois, il présente un assessment de la situation au Conseil des ministres. Le dernier bilan remonte à fin juillet. Selon les retombées de cet assessment, une baisse a notamment été constatée concernant l’utilisation du téléphone portable au volant. Mais une autre tendance interpelle particulièrement Osman Mahomed : les excès de vitesse. «J’ai été interpellé personnellement par le nombre de personnes qui enfreignent la vitesse», explique-t-il.
Après des échanges avec le commissaire de police, le ministre souligne que les infractions les plus fréquemment relevées sur les routes concernent l’alcool et la drogue au volant. Un amendement au Road Traffic Act est ainsi prévu au début de septembre. L’objectif : permettre la saisie du véhicule et du permis lorsqu’une personne est trouvée coupable d’avoir conduit sous l’influence de l’alcool ou de la drogue lors d’un contrôle de routine, qu’il y ait eu accident ou non. «To bwar to tase mem si ena ou pena aksidan», résume le ministre, qui présente cette mesure comme l’un des signaux les plus forts que le gouvernement veut envoyer aux consommateurs de drogue. Il relève également que les contrôles effectués durant les week-ends permettent de constater davantage de cas de conduite sous l’effet de l’alcool. La question de la drogue demeure toutefois plus complexe. La détection de certaines substances, notamment les drogues synthétiques, nécessite l’intervention du Forensic Science Laboratory (FSL), rendant les contrôles moins instantanés.
«Sa zafer roul ar fotokopi lisans la enn gro gaf sa. Ena bokou dimounn ki pe roule kinn trafik sa fotokopi la», déplore Osman Mahomed. La législation sera également adaptée afin de donner un statut légal au permis de conduire numérique.
Le ministre insiste toutefois sur la nécessité d’une action concertée. Son ministère est chargé de préparer les lois, mais leur application relève notamment de la police. Il lance ainsi un appel à ses collègues Ajay Gunness, ministre des Infrastructures nationales, Ranjiv Woochit, ministre des Collectivités locales, et Anil Bachoo, ministre de la Santé et du bien-être, pour agir sur les autres facteurs liés à la sécurité routière : réparation rapide des routes dégradées et des nids-de-poule, mais aussi intervention rapide des ambulances en cas d’accident. Osman Mahomed remercie enfin le Premier ministre Navin Ramgoolam et l’Attorney General Gavin Glover pour leur collaboration, notamment avec la police et dans la préparation des amendements législatifs.
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