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«Monetary Policy Committee»

Excès de liquidité et environnement extérieur : Les deux points de vigilance de la BoM

14 août 2026, 17:00

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Excès de liquidité et environnement extérieur : Les deux points de vigilance de la BoM

Lors de sa conférence de presse post-Monetary Policy Committee (MPC), mercredi, la gouverneure de la Banque de Maurice (BoM), Priscilla Muthoora Thakoor, a particulièrement mis en lumière deux dimensions importantes pour comprendre l’environnement économique actuel : l’évolution de l’excès de liquidité dans le système bancaire et les risques provenant de l’environnement extérieur.

Sur le plan domestique, la persistance d’un excès structurel de liquidité demeure un enjeu pour la politique monétaire. La BoM a poursuivi ses opérations d’open market afin d’absorber cette liquidité et de maintenir les conditions du marché monétaire dans le corridor des taux d’intérêt. Depuis janvier, elle a ainsi absorbé des liquidités à travers l’émission de Rs 112,5 milliards de Bank of Mauritius Bills et de Rs 10 milliards de Notes à deux ans, auxquelles se sont ajoutées les interventions sur le marché des changes et le recours aux standing facilities.

Malgré ces opérations, le taux interbancaire overnight reste proche de la borne inférieure du corridor. Cela traduit, selon l’analyse présentée par la Banque centrale, la persistance d’une liquidité excédentaire dans le système bancaire. L’enjeu pour la politique monétaire est dès lors de s’assurer que cette abondance de liquidités ne réduise pas l’efficacité du signal envoyé par le key rate.

La seconde dimension concerne l’environnement extérieur. Pour une petite économie ouverte comme Maurice, les mouvements des marchés internationaux, les fluctuations des devises et les tensions géopolitiques constituent des sources potentielles de pression sur l’économie domestique. La gouverneure a toutefois souligné la résilience du marché des changes et surtout l’amélioration de la position extérieure du pays.

Le déficit courant s’est ainsi fortement réduit, passant de 3,7% du produit intérieur brut à 0,6 % au premier trimestre 2026, sous l’effet notamment d’un déficit commercial moins important et d’une amélioration des recettes de services. Dans le même temps, les réserves internationales ont atteint US$9,7 milliards à fin juillet, offrant à Maurice un coussin important pour faire face à d’éventuels chocs externes.

Le message qui ressort de ces deux volets du discours de la gouverneure est donc nuancé : à l’intérieur, l’excès de liquidité continue de poser un défi à la transmission de la politique monétaire ; à l’extérieur, Maurice bénéficie en revanche d’une position plus solide pour absorber les turbulences internationales.

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