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Sécurité aérienne
Défaut sur un bouton critique d'Airbus : Des inspections imposées sur A320 et A350
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Sécurité aérienne
Défaut sur un bouton critique d'Airbus : Des inspections imposées sur A320 et A350
© Reuters
Un défaut mécanique discret mais potentiellement sérieux a été signalé sur deux des appareils les plus répandus de la flotte mondiale. Le syndicat britannique de pilotes BALPA a alerté début août sur un problème touchant le bouton d'incendie moteur de certains Airbus A320 Neo et A350, une commande installée sur le panneau supérieur du poste de pilotage et utilisée uniquement en cas d'urgence grave.
Ce bouton, enfoncé et protégé dans l'habitacle, permet d'isoler un réacteur en coupant l'alimentation en carburant, les circuits électriques associés et l'air de prélèvement. Son activation ne devrait être possible que par une action volontaire des pilotes. Or, selon le BALPA, la goupille qui retient le mécanisme peut être déformée au point que les simples vibrations en vol suffisent à libérer le bouton, provoquant l'arrêt involontaire d'un moteur.
Deux incidents ont mis ce défaut en lumière. Le 1ᵉʳ décembre 2024, un A320 Neo d'Air New Zealand a déclaré Mayday et dérouté vers Auckland après l'arrêt d'un moteur. L'enquête néo-zélandaise a conclu que le bouton s'était libéré seul, en raison d'une goupille déformée. En février 2026, un second incident s'est produit sur une liaison Las Vegas-Londres, au-dessus du Canada. L'équipage a constaté que le bouton était sorti de sa position et a réussi à rallumer le moteur en vol.
L'Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) et Airbus ont depuis publié une consigne de navigabilité imposant l'inspection et le remplacement des boutons défectueux sur les flottes concernées. Pour les A320, les opérations pourraient se poursuivre jusqu'en novembre 2027. Les A350 font l'objet d'une directive distincte publiée en juillet 2026.
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