Publicité
Japon
L'anniversaire d’Hiroshima relance le débat sur le nucléaire
Par
Partager cet article
Japon
L'anniversaire d’Hiroshima relance le débat sur le nucléaire
Alors que le Japon a commémoré le 81e anniversaire du bombardement d'Hiroshima, ses dirigeants politiques remettent ouvertement en question l'un des engagements d'après-guerre les plus sacrés du pays : les trois principes non nucléaires. Depuis 1967, ceux-ci garantissent que le Japon ne possédera pas, ne produira pas et ne permettra pas l'introduction d'armes nucléaires sur son territoire.
La Première ministre, Sanae Takaichi, a refusé de préciser si elle maintiendra cette position, tandis que le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a appelé le mois dernier à une «discussion sans tabou» sur le sujet. Un haut responsable de l'administration, sous couvert d'anonymat, aurait suggéré en décembre que le Japon devrait posséder des armes nucléaires, suscitant de vives critiques au sein de l'opinion publique.
Les partisans d'une révision de cette politique soutiennent que le Japon doit s'adapter au développement des capacités militaires de la Chine et faire face aux doutes concernant la fiabilité des garanties de sécurité américaines.
Les critiques, parmi lesquels figurent des survivants des bombardements de 1945, avertissent qu'une telle réflexion marque une dérive dangereuse vers le militarisme. Satoshi Tanaka, 82 ans, survivant d'Hiroshima, a exprimé une profonde inquiétude après que Mne Takaichi a refusé d'apporter des clarifications sur l'avenir nucléaire du Japon lors d'une rencontre télévisée avec des survivants. «Cela ne fait que m'inquiéter davantage. Je suis préoccupé», a-t-il confié à l'AFP.
En mars, le Japon recensait un peu plus de 91 000 survivants des deux attaques, avec une moyenne d'âge de 86,7 ans.
Publicité
Publicité
Les plus récents