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Terre & jardin
Se mettre au jardinage : Dans le jardin du roi
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Terre & jardin
Se mettre au jardinage : Dans le jardin du roi
Henna, la mère de King, est fière de la passion de son fils.
A presque 14 ans, King, de son vrai nom Ryan, cultive une passion depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu’il est dans son potager, il ne compte pas les heures, ne recule pas devant l’effort. Et lorsque les premières pousses sortent de terre et que les plantes grandissent, quelle fierté ! Rencontre.
ouriant, un brin timide, King n’est pas très bavard, mais on décèle rapidement l’âme généreuse du jardinier. A 14 ans, cet adolescent qui vit à Trou d’Eau Douce, ne court pas derrière le ballon, ne joue pas aux jeux vidéo, ne s’intéresse pas aux gadgets… Lui, ce qui fait son bonheur, c’est se retrouver au potager, mettre les mains dans la terre, prendre soin de ses plantes.
Et cette passion ne date pas d’hier. King plante depuis qu’il a 4 ans. «Li ti pe cokin lagrin gropwa dan mo lakwizinn, lagrin pima, lagrin lanti…» raconte sa mère, Henna. Au début, celleci n’est pas franchement contente que son cadet se passionne pour le jardinage et cette terre qui se retrouve sur les vêtements et dans la maison, qui salit les mains et les pieds. Mais King n’en démord pas. Un oignon ou une pomme de terre qui a germé, des graines de légumes découpés, ou encore des pelures de légumes, se retrouvent au potager. Haut comme trois pommes, King commence à faire ses premières expériences et ne s’arrête pas. «Enn zour li ti al promne kot so nani dan lendrwa, li pann ezite pou sarye so bal fimie lor so latet, mars enn distans pou amenn sa lakaz,» se rappelle Henna.
Cultiver la main verte
Jardinier en herbe, King a pourtant tous les réflexes du jardinier confirmé. Il se documente beaucoup, passe des heures dans son potager, fait son compost, achète ses plantules, ses fertilisants, de l’huile de neem pour lutter contre les parasites, tient à ses plantes comme à la prunelle de ses yeux… Il essaye aussi au maximum de rapprocher ses cultures du bio, car il sait que les légumes sains sont bons pour la santé. C’est dans la cour familial qu’il a lui-même créé son potager il y a deux ans de cela, dans un coin couvert de bananiers, pas particulièrement propice à la culture de légumes. King a donc nettoyé ce bout de terrain, a retiré tous les bananiers, enlevé les pierres, travaillé la terre avec du fumier… Aujourd’hui, c’est dans ce potager qu’il a entièrement créé, que l’adolescent fait la rotation des cultures.
En ce moment, les laitues et cotomili (coriandre) sont les stars du potager. Avant, c’était les pistaches et lalos. Auparavant, des piments, haricots verts, brèdes giraumon, margozes, maïs. S’il apprécie particulièrement les légumes fins, King aimerait aussi s’essayer à d’autres légumes plus difficiles à l’instar du chou, qui selon lui, a le don d’attirer les parasites.
Plus tard, lorsqu’il sera «grand», il voudrait aussi se lancer dans d’autres techniques de cultures comme l’hydroponie, mais surtout pouvoir cultiver ses légumes et les placer dans son 4x4 pour aller les vendre. En attendant, il continue son petit bonhomme de chemin, va à l’école, partage sa passion avec sa famille et quelques amis, régale le voisinage avec ses récoltes. L’aventure ne fait que commencer.
Pour King, c’est une affaire de passion, une évidence. Mais c’est aussi une affaire de patience et d’amour. Avant de planter, il conseille de bien nettoyer la terre et de la préparer avec du fumier. Une fois que les semences ou plantules sont en terre, il ne s’agit pas de se reposer sur ses lauriers. C’est une surveillance de tous les instants ! «Jetez un coup d’œil chaque jour, arrosez régulièrement, donnez à la plante tous ses nutriments…» souligne le jeune jardinier. Et puis, il s’agit de démarrer son potager sans se compliquer la tâche, avec des herbes aromatiques par exemple (cotomili, queue d’oignon, queue d’ail…). On évite aussi les engrais chimiques et autres pesticides néfastes pour le sol et la santé.
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