Publicité

Marché automobile

Les ventes de véhicules neufs chutent de 36 %

8 août 2026, 22:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Les ventes de véhicules neufs chutent de 36 %

Les acheteurs privilégient davantage les véhicules dont le prix reste inférieur à Rs 1,5 million.

Le marché des véhicules neufs continue de perdre de la vitesse. Après plusieurs mois de recul, les chiffres des sept premiers mois de 2026 confirment une tendance qui semble désormais s’installer. Entre janvier et juillet, 7 850 véhicules neufs ont été immatriculés, contre 12 319 durant la même période en 2025. En un an, le secteur accuse ainsi 4 469 immatriculations de moins, soit une contraction de 36,3 %.

Le ralentissement s’est également confirmé en juillet. Avec 1 210 véhicules neufs enregistrés, contre 1 895 un an plus tôt, le mois affiche une baisse proche de 36 %. Les séries de plaques d’immatriculation suivent également cette tendance. À la fin de juillet, le compteur atteignait 8 214, contre 14 361 à la même période en 2025.

Pour Mrinal Teelock, secrétaire général de la Motor Vehicle Dealers Association (MVDA), cette situation n’est pas une surprise. Selon lui, ce recul s’explique principalement par la forte hausse des droits d’accises annoncée dans le Budget 2025-2026. «La MVDA l’avait d’ailleurs prédit», rappelle-t-il.

Dans ce contexte, les habitudes d’achat évoluent. Les consommateurs se tournent davantage vers les modèles les plus accessibles, dont le prix dépasse rarement Rs 1,5 million. «Malheureusement, ces véhicules abordables correspondent aujourd’hui à des modèles qui étaient autrefois considérés comme des entrées de gamme», observe Mrinal Teelock.

Les concessionnaires adaptent également leur stratégie afin de répondre à cette nouvelle demande. «Les clients n’ont pas un budget élastique», souligne le secrétaire général de la MVDA. À l’inverse, le segment des véhicules premium est davantage touché, plusieurs acheteurs préférant reporter leur projet d’acquisition.

Pour les distributeurs, l’impact se fait désormais sentir dans la gestion quotidienne. Alors que les ventes reculent, les charges d’exploitation restent inchangées. «Les concessionnaires ont les mêmes charges et accuser une baisse comprise entre 36 % et 70 % d’un seul coup met beaucoup de pression sur les finances», explique-t-il.

Publicité