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Résidence privée du président

Dharam Gokhool : «Kan mo vinn prezidan mo pa okip mo sekirite»

8 août 2026, 13:00

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Dharam Gokhool : «Kan mo vinn prezidan mo pa okip mo sekirite»

■ Dharam Gokhool se défend d’être le décideur des travaux.

La polémique autour des travaux de sécurisation envisagés à la résidence privée du président de la République prend une nouvelle dimension. Dharam Gokhool s’est expliqué sur le sujet hier, à l’issue du congrès annuel de l’Association of Human Resources Professionals of Mauritius, organisé à l’hôtel Inter-Continental, à Balaclava. Le chef de l’État affirme qu’il ne lui appartient pas de décider des mesures destinées à assurer sa sécurité.

«Kan mo vinn prezidan mo pa okip mo sekirite», a-t-il déclaré, expliquant que la responsabilité de sa protection relève des autorités compétentes. «Il y a beaucoup de polémiques sur les réseaux sociaux. Les gens utilisent leur liberté d’expression pour faire des commentaires et poser des questions», a-t-il ajouté. Dharam Gokhool précise que «la question de la sécurité de la présidence n’est pas directement de la responsabilité du président». Il fait ressortir que l’organisation de sa sécurité incombe au gouvernement, notamment à la Security Division relevant du Prime Minister’s Office.

L’hôte de la State House indique également que la Présidence ne détermine ni la nature des travaux de sécurisation à entreprendre, ni les dépenses qui y sont associées. S’agissant du coût, il reconnaît que les interrogations soulevées dans l’opinion publique sont légitimes, mais insiste sur le fait qu’il n’est pas le décideur.

Au cœur de la controverse figure le financement public de travaux prévus au domicile privé du chef de l’État. La polémique a éclaté le 28 juillet, après une publication de l’activiste et membre de Linion Moris, Raouf Khodabaccus, sur Facebook. Ce dernier affirme que plusieurs aménagements de sécurité seraient financés par des fonds publics et les qualifie d’«injustifiés».

Raouf Khodabaccus avait évoqué un coût initial de Rs 17,3 millions, qui serait ensuite passé à Rs 20,3 millions, soit une hausse de Rs 3 millions, représentant environ 17,3 %. Dharam Gokhool estime que c’est au Premier ministre d’apporter les explications nécessaires sur la décision et les dépenses engagées.

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