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Jeux du Commonwealth de 2026 (Glasgow 2026)

Judo : «Ce n’était pas mon combat le plus compliqué»

3 août 2026, 11:41

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Judo : «Ce n’était pas mon combat le plus compliqué»

Médaillé d’or aux Jeux du Commonwealth, le judoka mauricien confie avoir surpassé ses propres attentes, lui qui visait initialement le bronze. Dans cet échange, l’athlète aborde la pression ressentie par sa sélection et le défi physique surmonté après un œdème osseux au genou. Désormais tourné vers l’avenir, Rémi Feuillet partage son programme rigoureux entre son club en France et l’accumulation de points nécessaires pour se qualifier aux Jeux olympiques de 2028.

Comme l’ancien boxeur Richard Sunee 28 ans plus tôt, vous décrochez l’or aux Jeux du Commonwealth . Comment avez-vous vécu ce moment ?

J’ai réalisé un peu après. J’étais un peu stressé et il y avait beaucoup de pression sur l’équipe de judo car la sélection compte 10 judokas et forcément, les attentes sont nombreuses. J’ai obtenu l’argent il y a quatre ans et dans ma tête, l’objectif était de rester sur cette même lancée et de ramener une nouvelle médaille. Pour être honnête, je visais le bronze et cela allait me rendre heureux de toute manière. Mais là, je décroche l’or. Je peux lever le pied un peu. Je suis vraiment content de ce résultat. D’un point de vue personnel, je pense que mes objectifs pour cette année ont été atteints même si il y a encore des compétitions d’envergure prévues au cours des prochains mois.

Vous avez réalisé un combat pour le moins maitrisé en finale malgré quelques incertitudes. Racontez-nous cette dernière étape avant l’or.

Ce n’était pas mon combat le plus compliqué à mon sens. Si on revient un peu en arrière, je dirais que c’est mon deuxième combat qui a été le plus dur et les plus incertain. Lors de mon affrontement avec Naheu Ngueya (Ndlr, représentant du Cameroun) au deuxième tour, j’ai failli être stoppé. Il était à deux doigts de m’infliger un waza-ari. Il a effectué une attaque en deux temps. Les arbitres n’ont pas estimé que cette attaque en deux temps puisse être considérée comme un waza-ari. Pour revenir à la finale, elle fut dure mais plus négociable. Pas forcément plus facile. Je dirais que mon adversaire en finale était moins fort que le Camerounais.

Comment s’est déroulé votre saison et votre préparation avant les Jeux du Commonwealth ?

L’an dernier, j’ai entrepris une formation dans le sport et principalement dans le domaine de la musculation. Ça a pris beaucoup de mon temps. J’ai manqué beaucoup de compétition à cause de cette formation. J’ai néanmoins pu m’aligner à l’Open de Maurice. Après je me suis entraîné et peut-être que j’ai un peu exagéré aussi. Je parle d’exagération car par la suite, je me suis blessé au genou. Cela s’appelle un œdème osseux. Malgré ça, je me suis aligné aux Championnats d’Afrique au mois d’avril et je suis parvenu à décrocher le bronze. J’ai également participé à des compétitions en France tout en soignant mon genou. Je suis arrivé à Glasgow sans aucune blessure et avec une bonne préparation.

Après les Jeux du Commonwealth , u n podium aux Jeux olympique est-il en ligne de mire désormais ?

Il va falloir y aller étape par étape. Je vais poursuivre les compétitions car j’ai besoin d’obtenir un maximum de points en vue des Jeux olympiques de 2028. Je vais essayer d’enchaîner le plus de tournois internationaux possible. Il sera important de grappiller quelques points ici et là. Outre les JO de Los Angeles, je vais aussi me concentrer sur les Jeux des îles l’an prochain. Comme vous pouvez le constater, il y a un beau programme qui a déjà été établi. Je suis un boursier olympique et à côté de ça, j’ai mon travail et mon club de Villiers-Le-Bel. J’ai un bon soutien et je fournis les efforts qu’il faut. Je remercie le Comité olympique mauricien (COM), le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), la Fédération mauricienne de judo (FMJ), je remercie l’île Maurice et surtout mes amis et les coaches qui étaient présents samedi pour m’encourager.

Quel est la suite de votre programme ?

Je reviens à Maurice pour y passer une semaine. Ensuite je rentre en France où je reprends mon travail et mes activités avec le club. J’ai également un combat de prévu le 30 août dans le cadre du Grand Slam de Lausanne. C’est une compétition de haut niveau.

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