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Écoles maternelles privées : Le gouvernement revoit le «Grant-in-Aid Scheme» à partir de janvier 2027

30 juillet 2026, 12:30

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Écoles maternelles privées : Le gouvernement revoit le «Grant-in-Aid Scheme» à partir de janvier 2027

Le gouvernement procédera à une refonte du Grant-in-Aid (GIA) Scheme destiné aux écoles maternelles privées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. Interrogé au Parlement par le député Chetan Baboolall, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a défendu cette réforme, présentée comme une nécessité pour assurer la viabilité financière du dispositif tout en maintenant l’accès à l’éducation préscolaire.

Le ministre a rappelé que le GIA, approuvé en 2023 et entré en vigueur le 1er janvier 2024, bénéficie aujourd’hui à 417 écoles maternelles privées, pour une dépense annuelle d’environ Rs 825 millions. En parallèle, 106 établissements privés payants, qui n’ont pas adhéré au GIA, perçoivent une subvention mensuelle de Rs 400 par enfant, représentant une dépense annuelle supplémentaire d’environ Rs 26 millions.

À la suite de l’annonce faite dans le Budget 2025-2026, un comité interministériel a été mis en place afin d’évaluer le dispositif existant et de proposer des ajustements garantissant sa pérennité financière.

Parmi les principales mesures annoncées figure le maintien du paiement des salaires des employés des écoles bénéficiant du GIA. En revanche, plusieurs autres aides seront revues. Les dépenses opérationnelles remboursées par l’État seront réduites de 50 %. Le remboursement des loyers sera limité à Rs 5 000 par mois pour les 33 écoles accueillant jusqu’à 20 élèves, tandis qu’il sera totalement supprimé pour les 117 établissements comptant plus de 20 élèves.

Le gouvernement modifiera également le modèle de fonctionnement des petites écoles. Les établissements de moins de 20 élèves fonctionneront désormais selon un système Teacher/Manager, remplaçant le poste actuel de directeur. Les responsables concernés percevront le salaire d’un enseignant auquel s’ajoutera une allocation de gestion mensuelle de Rs 5 000.

La réforme prévoit aussi la montée progressive en qualification des gestionnaires actuels, la suppression graduelle des postes d’assistant enseignant et d’assistant directeur, ainsi que l’adoption progressive d’un ratio d’un enseignant pour 20 élèves, contre un pour 15 actuellement.

Des irrégularités relevées lors des inspections

Mahend Gungapersad a expliqué que la réduction des remboursements des dépenses opérationnelles fait suite aux inspections réalisées par les officiers de l’Early Childhood Care and Education Authority (ECCEA). Celles-ci ont mis en évidence des cas où certains équipements et mobiliers remboursés n’étaient pas utilisés à des fins éducatives ou ne correspondaient pas aux objectifs du programme.

Concernant les loyers, le ministre a indiqué que le plafonnement à Rs 5 000 vise à soutenir les petites écoles tout en garantissant une meilleure gestion des fonds publics. Il a précisé que les montants réclamés jusqu’ici reposaient sur des contrats de location privés qui n’avaient jamais été évalués de manière indépendante par le Valuation Department.

Le gouvernement supprimera également la subvention mensuelle de Rs 400 par enfant accordée aux 106 écoles privées payantes qui ne participent pas au GIA. Selon le ministre, cette aide ne représentait qu’une contribution limitée aux frais acquittés par les parents. Les économies réalisées permettront de renforcer le financement du nouveau dispositif.

L’impact sur les familles évalué

Répondant aux inquiétudes concernant les ménages à faibles revenus, Mahend Gungapersad a affirmé que le comité interministériel avait procédé à une évaluation des conséquences de la réforme avant son adoption. Cette analyse conclut que les parents continueront d’avoir accès à une éducation préscolaire gratuite, soit dans les écoles publiques, soit dans les établissements privés bénéficiant du nouveau GIA Scheme. Les familles souhaitant inscrire leurs enfants dans des écoles privées payantes conserveront également cette possibilité.

Le ministre a souligné que les écoles maternelles publiques disposent actuellement d’importantes capacités d’accueil inutilisées. Elles comptent 4 467 places vacantes, pouvant accueillir jusqu’à 7 735 élèves, tandis que les écoles maternelles relevant des collectivités locales disposent de 790 places libres, pour une capacité totale de 1 460 élèves.

Par ailleurs, le gouvernement affirme vouloir renforcer son soutien aux enfants issus des milieux défavorisés. Quelque 357 enfants bénéficient déjà du programme SRM, tandis que les élèves des écoles maternelles situées dans les 26 écoles ZEP reçoivent actuellement des repas gratuits. Le ministère étudie désormais la faisabilité d’un projet pilote visant à offrir le petitdéjeuner et le déjeuner dans certaines écoles maternelles publiques implantées dans les régions socialement vulnérables. Des discussions seront également engagées avec les autorités locales afin d’encourager des initiatives similaires dans les 39 écoles maternelles publiques placées sous leur responsabilité.

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