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Travailleurs migrants : Aucune limite sur la capacité des logements centralisés
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Travailleurs migrants : Aucune limite sur la capacité des logements centralisés
Les nouveaux règlements encadrant les logements centralisés destinés aux travailleurs migrants sont entrés en vigueur le 30 juin 2026. Interrogé par la députée de l’opposition Joanna Bérenger, le ministre du Travail, Reza Uteem, a précisé que ce cadre réglementaire vise à améliorer les conditions de vie des travailleurs étrangers tout en offrant davantage de flexibilité aux propriétaires de bâtiments.
Le ministre a expliqué que ces règlements permettent désormais aux détenteurs d’un permis d’hébergement centralisé d’accueillir des travailleurs migrants employés par différentes entreprises au sein d’un même établissement. Cette mesure évite aux employeurs de devoir louer une maison entière pour la transformer en dortoir. Ils pourront désormais louer une ou plusieurs chambres dans un établissement déjà agréé.
Les règlements imposent également des normes minimales en matière d’équipements afin d’assurer des conditions de vie décentes. Les logements devront notamment disposer d’un accès à Internet et au Wi-Fi, d’espaces de loisirs communs avec télévision, d’une cuisine équipée, de sanitaires, d’une salle de soins, d’espaces de rangement, d’une salle à manger ainsi que d’installations pour le lavage et le séchage des vêtements.
Les dimensions des chambres sont aussi réglementées selon le nombre d’occupants, avec une limite fixée à huit personnes par chambre. En revanche, aucun plafond n’a été prévu concernant le nombre total de travailleurs pouvant être hébergés dans un même bâtiment. Selon Reza Uteem, ce choix est volontaire afin de répondre plus facilement à la demande pour ce type d’hébergement.
Concernant l’implantation de ces structures, le ministre a reconnu qu’aucune politique spécifique n’existe actuellement pour limiter leur concentration dans un quartier ou une zone résidentielle. Cette responsabilité incombera aux autorités locales lors de la délivrance du Building and Land Use Permit (BLUP), document obligatoire pour toute création ou conversion d’un bâtiment en logement centralisé.
En réponse aux inquiétudes de Joanna Bérenger sur une éventuelle multiplication des dortoirs dans certains quartiers, Reza Uteem a indiqué que les collectivités locales pourront tenir compte des installations déjà existantes ainsi que des plaintes des riverains avant d’accorder un permis. Il a également précisé que cette obligation s’applique aussi aux bâtiments existants qui seraient convertis en logements centralisés.
À ce jour, le ministère du Travail n’a reçu aucune demande de permis pour exploiter un logement centralisé destiné aux travailleurs migrants.
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