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Licences de taxi : Des sanctions plus sévères en préparation

30 juillet 2026, 10:30

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Licences de taxi : Des sanctions plus sévères en préparation

Le gouvernement prévoit de renforcer le service de taxis à Bois-Marchand avec l’attribution de trois nouvelles licences. Répondant à une question du député Ludovic Caserne, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a indiqué qu’un appel à candidatures destiné aux résidents de la localité sera lancé à la mi-août.

Cette décision fait suite à une enquête de la National Land Transport Authority (NLTA), réalisée le 25 mars 2026. Celle-ci a confirmé que Bois-Marchand, qui compte environ 2 500 habitants, dépend fortement des transports publics en raison du faible taux de possession de voitures privées. Or, un seul taxi est actuellement autorisé à desservir la région, une situation jugée insuffisante. En appliquant le ratio d’un taxi pour 600 habitants, la NLTA a conclu à la nécessité de délivrer trois licences supplémentaires.

Le ministre a également reconnu que la NLTA fait face à un manque d’inspecteurs, avec seulement 15 agents en poste sur un effectif prévu de 45. Toutefois, un premier groupe de nouveaux inspecteurs devrait être recruté dans les prochaines semaines afin d’accélérer le traitement des demandes de licences.

Osman Mahomed a aussi annoncé un durcissement des contrôles contre les détenteurs de licences qui n’exploitent pas leur taxi conformément aux conditions imposées. Sur les 7 802 taxis enregistrés, plusieurs seraient utilisés à des fins personnelles ou uniquement pour bénéficier des avantages fiscaux liés aux exonérations de droits de douane.

Le ministre a révélé la licence d’un chauffeur a récemment été révoquée après qu’il a été reconnu coupable de ne pas respecter les conditions d’exploitation. La NLTA envisage également de récupérer les licences inutilisées afin de les réattribuer à des personnes souhaitant réellement exercer le métier de taxi. Des discussions sont en cours avec le ministère des Finances et la Mauritius Revenue Authority pour renforcer les sanctions et, si nécessaire, modifier la législation.

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