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Trafic de drogue : 23 policiers suspendus depuis 2014, le gouvernement veut revoir leur salaire

29 juillet 2026, 12:30

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Trafic de drogue : 23 policiers suspendus depuis 2014, le gouvernement veut revoir leur salaire

Depuis 2014, 23 policiers ont été arrêtés et suspendus de leurs fonctions dans le cadre de 18 affaires liées au trafic de drogue. C’est ce qu’a révélé le PM, en réponse à une question du député Roshan Jhummun. Le chef du gouvernement a également annoncé que le gouvernement réexaminera la politique permettant aux fonctionnaires suspendus de continuer à percevoir leur salaire intégral. Selon les informations fournies par le commissaire de police, ces 23 policiers ont été impliqués dans des affaires enregistrées entre le 1ᵉʳ janvier 2014 et le 27 juillet 2026. Plusieurs dossiers ont déjà abouti à des condamnations, tandis que d’autres sont toujours devant les tribunaux ou en cours d’enquête.

Concernant des affaires plus récentes, un policier impliqué en 2021 a été condamné en mars 2025 à huit ans de servitude pénale et à une amende de Rs 50 000, tandis qu’un second attend son procès. Les dossiers enregistrés entre 2022 et 2026 sont, pour la plupart, toujours sous enquête ou en attente devant les tribunaux. À elles seules, les cinq affaires ouvertes en 2026 concernent sept policiers.

Le whip de l’opposition, Adrien Duval, a suggéré la création d’un tribunal spécialisé chargé de traiter les fautes professionnelles commises par des policiers, rappelant que, selon le rapport du Directeur de l’Audit, près de Rs 400 millions sont consacrées au paiement des salaires de fonctionnaires suspendus, dont plusieurs sont poursuivis pour des infractions liées à la drogue.

En réponse, Navin Ramgoolam a confirmé que le gouvernement envisage de modifier cette politique afin que les agents suspendus ne continuent plus à percevoir leur salaire complet durant les longues procédures judiciaires. Il s’est également dit disposé à discuter avec le pouvoir judiciaire de la possibilité de mettre en place un tribunal spécialisé, tout en reconnaissant que l’importante accumulation des dossiers devant les tribunaux constitue un défi majeur.

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