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«Global Risk Review»

Climat, tensions géopolitiques et désinformation : Les risques mondiaux s’intensifient

24 juillet 2026, 19:00

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Climat, tensions géopolitiques et désinformation : Les risques mondiaux s’intensifient

Le dernier Global Risk Review de l’Institute of Strategic Risk Management (ISRM), publié le 20 juillet, dresse un état des lieux des principales vulnérabilités auxquelles le monde est confronté. Si Maurice n’y est pas mentionnée – contrairement à l’édition de mars dernier, qui abordait le dossier des Chagos –, les risques mis en lumière dans ce rapport font écho aux défis auxquels le pays est confronté en tant qu’État insulaire.

Dans son message d’introduction, David Rubens, Executive Director de l’ISRM, souligne que les vagues de chaleur record et les dérèglements climatiques ne relèvent plus de simples projections, mais constituent désormais une réalité quotidienne. Le rapport avertit d’ailleurs que les météorologues prévoient, avec un degré élevé de certitude, l’apparition d’un Super El Niño d’ici à la fin de l’année. Ce phénomène pourrait intensifier les sécheresses, les vagues de chaleur et les tempêtes à l’échelle mondiale. Selon le document, ces événements climatiques mettent déjà les infrastructures nationales à rude épreuve, poussant les systèmes logistiques et énergétiques au-delà de leurs capacités.

Sur le plan économique, le rapport met en évidence le lien étroit entre les tensions géopolitiques – notamment au Moyen-Orient – et les pressions environnementales qui pèsent sur l’agriculture. Il met en garde contre des défaillances en cascade des chaînes d’approvisionnement mondiales, susceptibles d’alimenter la volatilité des marchés de l’énergie et de menacer directement la sécurité alimentaire. Pour une économie insulaire comme Maurice, fortement dépendante du fret maritime et des importations, ces alertes sur la fragilité du commerce international revêtent une importance particulière.

Le Global Risk Review s’intéresse également à la montée de la désinformation sur les réseaux sociaux. Selon l’analyse, la forte concentration du marché numérique et les algorithmes privilégiant l’engagement des utilisateurs favorisent la diffusion de contenus polarisants et trompeurs. Pour limiter ces risques, le rapport préconise une approche globale combinant une régulation adaptée, le renforcement de la littératie numérique, la responsabilité parentale ainsi qu’une communication publique transparente de la part des autorités.

En identifiant le changement climatique, la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement et les défis liés à la gouvernance numérique parmi les principaux risques mondiaux, le rapport de l’ISRM rappelle que les crises systémiques ne connaissent pas de frontières. Leurs répercussions touchent directement la résilience des États, qu’ils soient grands ou petits, développés ou en développement.

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