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Escalade au Moyen-Orient
Neuvième nuit de frappes américaines sur l'Iran, la riposte s'étend à la Jordanie et au Koweït
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Escalade au Moyen-Orient
Neuvième nuit de frappes américaines sur l'Iran, la riposte s'étend à la Jordanie et au Koweït
Le conflit entre l'Iran et les États-Unis continue de s'intensifier. Pour la neuvième nuit d'affilée, Washington a mené tôt ce lundi 20 juillet de nouvelles frappes contre des infrastructures militaires et stratégiques sur le territoire iranien. Le Commandement central américain a précisé viser des centres de commandement, des systèmes de défense antiaérienne, des capacités navales ainsi que des sites de missiles et de drones, dans le but de limiter la capacité de l'Iran à menacer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Téhéran n'a pour l'instant communiqué aucun bilan.
Ces frappes font suite à l'annonce de la mort de trois militaires américains : deux tués lors d'une attaque iranienne contre une base en Jordanie, un troisième en Irak lors du désamorçage d'un drone iranien abattu. Le total des pertes américaines depuis le début du conflit, en février, s'élève désormais à 17. De retour à Washington après la finale de la Coupe du monde, Donald Trump a confirmé que l'offensive se poursuivait et l'a présentée comme un hommage aux soldats tués.
La riposte iranienne s'étend à plusieurs pays
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique affirme avoir mené une opération contre un site militaire en Syrie, en représailles aux pertes subies dans la ville d'Iranshahr. Le Koweït affirme de son côté avoir intercepté des tirs hostiles grâce à ses systèmes de défense antiaérienne, tandis que les Gardiens de la révolution revendiquent la destruction d'un radar américain et des dégâts infligés à une base aérienne du pays. Le Bahreïn a également déclenché ses sirènes d'alerte face à une possible attaque iranienne et Téhéran affirme avoir visé des appareils militaires américains stationnés en Jordanie.
Rubio pointe la pression iranienne sur le détroit d'Ormuz
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a accusé hier l'Iran de se servir du détroit d'Ormuz comme d'un outil de pression, appelant les autres pays à participer davantage à la protection du trafic maritime mondial. Il a réaffirmé que Washington restait ouvert à une solution diplomatique, à condition qu'un éventuel accord soit réellement respecté par Téhéran.
Le trafic dans le détroit reste largement perturbé, faisant grimper le baril de Brent au-dessus des USD 90 ce lundi. Cette reprise des hostilités intervient après l'échec d'un cessez-le-feu intérimaire, rompu après de nouvelles attaques iraniennes contre des navires marchands. Téhéran a par ailleurs annoncé avoir intercepté deux pétroliers ayant tenté de franchir le détroit sans autorisation.
Le guide suprême iranien menace Washington
Le guide suprême Mojtaba Khamenei, resté hors de la scène publique depuis le début du conflit, a averti que les États-Unis subiraient de lourdes conséquences s'ils poursuivaient leurs attaques. Il a également rejeté la validité de l'accord de cessez-le-feu signé par Trump. Ces déclarations sont intervenues peu après l'annonce, par un négociateur iranien, de la suspension des engagements de Téhéran dans le cadre de cet accord.
La semaine dernière, Donald Trump avait menacé de cibler des centrales électriques et des ponts iraniens, tandis que Washington a rétabli un blocus naval visant à stopper les exportations pétrolières du pays. Samedi, des frappes américaines ont endommagé une centrale électrique et deux usines de dessalement dans la province d'Hormozgan, dont l'une aurait laissé environ 10 000 personnes sans accès à l'eau. Trois ponts ont également été touchés, dont un axe menant à Bandar Abbas, le principal port iranien situé près du point le plus étroit du détroit d'Ormuz.
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