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Nouvelles frappes américaines sur l'Iran

Trump évoque toujours une porte ouverte à la négociation

14 juillet 2026, 13:30

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Trump évoque toujours une porte ouverte à la négociation

Pour la troisième nuit d'affilée, les forces américaines ont mené de nouvelles frappes contre l'Iran tôt ce mardi 14 juillet, en pleine escalade militaire, alors même que le président américain, Donald Trump, continue d'affirmer qu'un accord reste envisageable.

Le Commandement central américain a annoncé sur X avoir visé avec succès des sites militaires iraniens, notamment à Bushehr, Chah Bahar, Jask, Konarak, Abu Musa et Bandar Abbas, lors d'une opération ayant duré cinq heures. Peu après cette annonce, Donald Trump a évoqué un nouvel assaut de grande ampleur, expliquant aux journalistes réunis dans le Bureau ovale que les frappes allaient se poursuivre et que Washington entendait neutraliser les capacités offensives iraniennes tout en reprenant le contrôle des détroits stratégiques.

En représailles, l'Iran a frappé Bahreïn ainsi que deux pétroliers liés aux Émirats arabes unis dans le détroit d'Ormuz. Le ministère de la Défense émirati a fait état d'un marin tué et de huit blessés. Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué cette attaque contre les pétroliers, estimant que ces derniers «avaient ignoré des avertissements répétés». Ils ont également annoncé avoir mené des frappes de missiles et de drones contre Bahreïn, ciblant selon la télévision d'État iranienne IRIB plusieurs dépôts logistiques, un centre de communications par satellite et un bâtiment résidentiel utilisé par les forces américaines sur place.

Ces frappes surviennent dans un contexte de bras de fer autour du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel mondiaux. Donald Trump a annoncé vouloir instaurer des péages pour les navires empruntant le détroit, revenant sur une précédente promesse de ne pas le faire. Sur Truth Social, il a présenté les États-Unis comme les protecteurs du détroit, justifiant une redevance de 20 % sur le trafic maritime par les coûts liés à cette protection.

Malgré la poursuite des hostilités, le président américain a maintenu qu'un accord de paix demeure possible, rappelant qu'un compromis avait été trouvé avec l'Iran deux jours plus tôt avant d'être remis en cause par Téhéran. La veille, il avait confié à l'animateur radio Hugh Hewitt que l'accord signé le mois précédent visait à tester les intentions iraniennes, et que Téhéran n'avait pas passé ce test.

De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait indiqué hier que le mémorandum d'accord signé en juin, qui avait permis la levée du blocus américain et servait de cadre aux négociations, traversait une phase critique. Selon la Maison-Blanche, Donald Trump a par ailleurs formellement notifié au Congrès la semaine dernière la reprise des opérations militaires contre l'Iran, s'octroyant ainsi 60 jours supplémentaires pour agir dans la région sans autorisation parlementaire.

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