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La Tour-Koenig

Les résidents de Résidence Coquillage dénoncent une pollution suffocante

9 juillet 2026, 19:45

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Les résidents de Résidence Coquillage dénoncent une pollution suffocante

Résidence Coquillage.

Excédés par des odeurs nauséabondes et des fumées récurrentes qu'ils attribuent à une usine textile de la région, plusieurs riverains de la Résidence Coquillage, à la Tour-Koenig, réclament une intervention rapide des autorités. Le ministère de l'Environnement affirme suivre le dossier de près.

Le calme apparent de la Résidence Coquillage cache un profond malaise chez ses habitants. Depuis plusieurs années, ces derniers dénoncent une pollution atmosphérique qu'ils attribuent à une usine textile implantée dans la région. Odeurs nauséabondes, fumées épaisses et rejets d'eaux usées seraient devenus le lot quotidien de ce quartier résidentiel.

Sur place, plusieurs riverains ont témoigné de leur exaspération. Parmi eux, la propriétaire d'un snack de la localité affirme vivre un calvaire depuis 2019. «Cela dure depuis 2019. L'usine avait dégagé une épaisse fumée et les habitants avaient dû quitter le quartier pour ne pas tomber malades», raconte-t-elle.

Elle évoque également une épreuve personnelle qu'elle associe à cette pollution. «En 2020, j'ai appris que ma fille avait une leucémie. Lorsque j'étais en Inde pour ses traitements, les médecins m'ont dit que des produits toxiques avaient peut-être déclenché la maladie», confie-t-elle. Sa fille est décédée depuis. Aucun lien scientifique n'a été formellement établi entre la pollution émise par l'usine et cette maladie, mais ce témoignage traduit l'angoisse qui règne chez certains riverains.

La commerçante évoque par ailleurs des nuisances récurrentes : des eaux usées rougeâtres qui se déverseraient régulièrement dans la rue jusque dans sa cour ainsi que la mort de son chien et le dépérissement de ses plantes, qu'elle impute à la même source. Elle affirme aussi que des ustensiles de cuisine changeraient de couleur au contact de l'air ambiant. Mercredi, une forte odeur de gaz aurait envahi le quartier, contraignant plusieurs familles à fermer portes et fenêtres après avoir ressenti des nausées. Selon elle, la police de l'Environnement s'est rendue à plusieurs reprises sur les lieux, sans qu'aucun changement notable ne soit constaté depuis.

Contacté par nos soins, le ministère de l'Environnement a indiqué traiter ce dossier avec le plus grand sérieux, sans donner à ce stade de détails sur d'éventuelles mesures envisagées à l'encontre de l'usine incriminée.

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