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Jardins potagers biologiques

46 participants formés pour une alimentation plus saine et durable

9 juillet 2026, 16:15

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46 participants formés pour une alimentation plus saine et durable

Le ministre de l’Agro-industrie remettant à une participante son certificat et le kit de jardinage.

Le jardinage biologique gagne du terrain à Maurice. Une remise de certificats et de kits de démarrage a été organisée le mercredi 8 juillet au complexe municipal Dr James Burty David, à Résidence Vallijee, dans le cadre du Projet de jardins potagers biologiques familiaux. La cérémonie s’est déroulée en présence de la Deputy Prime Minister (DPM) et ministre de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille, Arianne Navarre-Marie, du ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, et son junior minister, Fabrice David, de la maire de Port-Louis, Christelle Pondard, et son adjointe, Mahzabeen Caramatali, du directeur général du Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI), Dr Madhvee Madhou, et d’autres invités.

Mis en œuvre par le FAREI, ce projet vise à encourager les familles à adopter les principes de l’agriculture biologique, à produire leurs propres légumes à domicile et à mieux comprendre les avantages d’une culture sans produits chimiques. À cette occasion, 46 participants ayant complété leur formation ont reçu un certificat et un kit de jardinage pour lancer leur propre potager biologique. Les bénéficiaires avaient suivi deux sessions théoriques de trois heures chacune, les 16 et 23 mars 2026 au Centre social de Résidence Vallijee.

Le programme de formation comprend plusieurs volets, notamment la mise en place d’un potager familial selon les principes biologiques, la gestion de la fertilité du sol, les techniques de jardinage de base, la fabrication de compost, la lutte naturelle contre les ravageurs et les maladies ainsi que la culture en contenants. Le kit remis aux participants comprend des outils de jardinage, un panier, un plateau de semis, un arrosoir ainsi que différentes variétés de semences – haricot, coriandre, laitue, betterave, tomate, tompouce, aubergine et piment.

Le projet s’inscrit dans le Plan stratégique national pour l’agriculture biologique 2017-2027, qui vise notamment à sensibiliser le public aux bénéfices de la production biologique et aux effets liés à l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture. Depuis son lancement en 2019, l’initiative a permis 29 formations dans différentes régions du pays, touchant au total 1 255 bénéficiaires. Parmi les localités concernées, figurent Union-Park, St-Julien, Panchvati, La Gaulette, Amaury, Surinam, Rose-Belle, Grand-Sable, Chamouny, Dagotière, Petite-Rivière, Montagne-Blanche et Résidence Vallijee.

Prenant la parole lors de la cérémonie, Arianne Navarre-Marie a souligné que l’agriculture biologique joue un rôle important dans l’amélioration de la santé publique, le renforcement de la sécurité alimentaire et la réduction de la dépendance de Maurice aux importations alimentaires. Elle a rappelé que le jardinage ne représente pas seulement une activité de loisir, mais également un moyen d’améliorer le bien-être physique et mental tout en permettant aux familles de devenir plus autonomes dans leur production alimentaire. Arvin Boolell a pour sa part souligné que cette initiative rejoint les objectifs du projet 25 by 35, annoncé dans le Budget 2026-2027, qui vise à permettre à Maurice de produire 25 % de ses besoins alimentaires d’ici 2035. Il a encouragé les Mauriciens à adopter le principe «de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons», tout en insistant sur l’importance d’améliorer les méthodes de production locale afin de répondre aux attentes des consommateurs.

De son côté, Fabrice David a appelé les familles à privilégier davantage les pratiques biologiques, en mettant l’accent sur l’utilisation du compost et des méthodes naturelles de culture. Il a également rappelé que l’agriculture biologique peut être pratiquée même dans de petits espaces, comme les terrasses, cours ou toits. À travers ce projet, les autorités souhaitent encourager une participation plus large des citoyens à la production alimentaire locale et à contribuer à une meilleure autonomie alimentaire pour Maurice.

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