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Taxis en ligne
Des chauffeurs licenciés PSVL montent au créneau pour défendre Uber
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Des chauffeurs licenciés PSVL montent au créneau pour défendre Uber
Alors que les plateformes de réservation en ligne, Uber en tête, essuient de vives critiques depuis plusieurs semaines, un collectif de chauffeurs de taxi détenteurs de Public Service Vehicle Licences (PSVL) a décidé de riposter publiquement. Réunis le mercredi 8 juillet à l'hôtel Le Saint Georges, à Port-Louis, sous la bannière du Modern Taxi Movement Mauritius, ces professionnels ont organisé une conférence de presse pour faire entendre leur version des faits, affirmant avoir vécu une expérience résolument positive avec les outils numériques de réservation.
Porte-parole du mouvement, Kevy Ramassami a d'abord retracé son parcours familial : son père était chauffeur de taxi avant que lui-même ne prenne la relève, contraint, selon ses mots, de s'adapter à la modernisation de l'île Maurice et à l'essor des nouvelles technologies. Il a assuré que «la clientèle est unanime sur sa satisfaction vis-à-vis des services en ligne». Interrogé sur la légalité de plateformes comme Yougo et Dodogo ou encore les réservations via Facebook, WhatsApp et Instagram, Kevy Ramassami a avancé plusieurs chiffres : 800 taxis légaux seraient enregistrés sur Uber, 1 500 recevraient des clients sur des plateformes en ligne et la quasi-totalité des taxis de l'île utiliseraient désormais WhatsApp ou Facebook pour leurs réservations.
Kevy Ramassami a fustigé ce qu'il considère comme une résistance à l'avancée technologique des détracteurs d'Uber, avant d'annoncer qu'une rencontre a été sollicitée avec le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, pour proposer un amendement à la Road Traffic Act, qu'il juge indispensable de réviser. Il a insisté sur le fait que «la demande de modernisation émane avant tout des clients et des citoyens mauriciens», à l'heure où les usages numériques – y compris pour les paiements via téléphone ou montre connectée – se sont généralisés.
Il s'est également étonné de ce qu'il perçoit comme une incohérence chez ses détracteurs, qui rejetteraient Uber «tout en réclamant la création d'une plateforme locale équivalente». Par ailleurs, il a questionné la logique de cibler une entreprise américaine comme Uber alors qu'une plateforme russe de réservation de taxis opère à Maurice depuis un certain temps, plaidant pour davantage de compétition dans le secteur, gage de meilleurs services et de meilleurs tarifs. Il a enfin salué le niveau de contrôle exercé par Uber sur ses chauffeurs, l'application bloquant automatiquement l'accès en cas de certificat de fitness expiré.
Deux chauffeurs ont ensuite témoigné en faveur des plateformes numériques. Jean Pierre Emmanuel a raconté avoir récupéré, vers 2 heures du matin, une cliente à Albion pour la conduire à une clinique après avoir reçu une notification sur Uber – une passagère qui l'a chaleureusement remercié d'avoir pu trouver un taxi à une heure aussi tardive. Mohamed Irfaan Gopaul, qui utilise des applications comme Yougo, Dodogo, Mokabb ou encore MoRide depuis 2016, s'est lui interrogé sur le traitement réservé à Uber, alors qu'aucune plateforme concurrente n'a jamais suscité de contestation similaire. «Personne n'a jamais manifesté contre ces applications, mais pourquoi Uber ?» Il a souligné l'avantage de l'affichage du prix avant la course, garantissant l'absence de surprise au moment du paiement.
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